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Voyages imaginaires au cœur de la forêt

Lieu de solitude et d’épreuves mais aussi espace de liberté, la forêt a inspiré de tout temps nombre d’auteurs de la littérature jeunesse. Âgés de 11 ans, les collégiens de Saint-Symphorien ont à leur tour pris la plume pour inventer des histoires où la forêt tisse la toile de fond de leurs fictions.

 

Voyages imaginaires au cœur de la forêt

Enchantées ou magiques, peuplées d’animaux ou de champignons dotés du pouvoir de la parole, lieux de dangers mais aussi d’émerveillement, « leurs forêts » nous happent comme autant de symboles de leurs préoccupations et fantasmes. Le tout illustré de "planches naturalistes", elles aussi, issues de leur imagination.  

LE ROSEAU

Il était une fois, au milieu du printemps, dans la forêt du côté humide, un roseau.

            Cette plante a un petit côté magique dans d'autres pays que la France. Avec le roseau on peut faire des flûtes, des radeaux et même des chaises, comme quoi, cette plante est utile. Il y a plusieurs sortes de roseaux, le roseau de la forêt des Landes est grand, il mesure un mètre, a de longues feuilles et une fleur en automne qui rougit et se fane.

            Un jour, dans la forêt, des enfants cueillaient des roseaux pour faire des radeaux et les vendre…

Mélina

 

FOU AMOUREUX

Il était une fois un jeune garçon, Jul, qui se promenait tous les jours dans la forêt.

Un jour, il tomba sur une cabane abandonnée, il rentra dedans.

Le soir, de retour chez lui, il dit à sa mère :

« Coucou maman, j'ai trouvé une cabane abandonnée. »

- « Oui, tu vas faire attention », lui répondit sa mère.

Il repartit sans répondre.

Cinq ans plus tard. La cabane est devenue un chalet en plein hiver. Un grand jour, il trouva une petite amie, elle s'appelait Lili, et sur un arbre, ils écrivirent : « Lili+Jul ».  Ils vécurent heureux.

Malheureusement, le narrateur vient d'apprendre qu'il y a eu un feu dans la forêt, Jul ne réussit pas à sortir et mourut brûlé.

Nathan

 

JIMMY, LE CÈPE ET LE TÉLÉPHONE

 Il était une fois, un beau jour d'automne, dans un petit village, un papa et son fils qui allaient aux cèpes.

Soudain, l'enfant vit un cèpe d'une forme rigolote, il cria : « Papa, papa ! » Le père décida de prendre une photo du champignon. Pendant que Nelson (le fils) avançait, Jimmy (le père) posait le téléphone à côté du champignon, ramassait le champignon puis s'en allait. Arrivé chez lui, Jimmy dit à Nelson : « Je vais appeler Mamie ». Jimmy chercha son téléphone mais ne le trouva pas. Il appela Nelson et lui demanda :

- « Tu n'aurais pas vu mon téléphone ? ».

- « Tu as pris le cèpe en photo puis après, je ne sais pas ce que tu en as fait », lui répondit Nelson.

- « OK merci, on va manger et j'irai voir après », dit Jimmy.

Il ne le trouvait pas. Le lendemain, il retourna dans la forêt, il ne le trouva toujours pas. Au bout de trois jours, il dit : « Je vais faire opposition à mon numéro. » Sauf que l'après-midi pendant que Jimmy faisait la sieste, un cèpe poussait à côté de son téléphone, le cèpe appela au numéro nommé maison sur le répertoire du téléphone. Jimmy répondit. Le cèpe dit :

« Bonjour Monsieur, je suis un cèpe qui a poussé à côté de votre téléphone, je vous le garde, venez le chercher ».

- « Où je viens le chercher ? », demanda Jimmy.

- « Là où vous avez pris la dernière photo de mon frère », précisa le cèpe.

- « D'accord j'arrive », dit Jimmy.

Jimmy arriva à l'endroit indiqué, vit le cèpe et dit :

« Merci, qu'est-ce-que je peux faire pour vous remercier ».

- « Rien », dit le cèpe.

Jimmy rentra chez lui, mit son téléphone à charger et le laissa sécher pendant deux jours. Au bout de deux jours le téléphone marchait parfaitement bien. Comme Jimmy n'avait pas ramassé le cèpe, tout au long de l'année le cèpe fit plein de petits cèpes.

            Tout le monde était heureux !

Ludivine

 

LES COCHONS ET LES SANGLIERS CONTRE LES HUMAINS

Il était une fois une famille de porcs qui était dans une forêt en France, le chef des porcs s'appelait Porcman. Le plus petit porc s'appelait « petit Pigi », le plus grand « grand porc ». Avec une tribu de 2000 porcs, ils ne pouvaient pas survivre à cause des humains qui pillaient toute leur agriculture, carottes, pommes de terre (etc.) et qui avaient tué la moitié de la population.

            La tribu de porcs ne savait plus quoi faire alors ils déclarèrent la guerre aux humains et ils apprirent deux sports qui s'appelaient le Pigball et le Pigfoot. Les humains avaient le NCIS et les militaires. Donc les porcs s’entraînaient jusqu'à être cuits à point.

            Loin d'ici, un sanglier habitait avec sa troupe de 2000 sangliers, les sangliers étaient entraînés autant que les porcs.

            Une semaine plus tard, un porc alla espionner les humains mais un sanglier arriva au même moment. Le porc et le sanglier se regardèrent trois secondes et ils se bagarrèrent mais quand ils eurent fini de se bagarrer ils étaient tous les deux KO. Après trente minutes de discussion, ils proposèrent de devenir alliés contre les humains et ils signèrent un pacte valable pendant cinq siècles.

            Dix kilomètres vers l'ouest, dans la ville de Paris, vivait une famille végétarienne qui n'aimait ni piller ni manger des animaux. Cette famille alla voir les porcs et les sangliers car ils avaient signé un pacte de paix, c'était leur seul ami humain. Dans la famille ils étaient quatre : un garçon de 12 ans qui s'appelait Diego, un autre garçon de 12 ans qui s'appelait Lucas. Leur père s'appelait Jordan et leur mère Laura. Donc les porcs étaient en route pour attaquer les humains et la grande bagarre commença, les porcs eurent des difficultés à combattre les humains mais ils firent de leur mieux.

            Une semaine plus tard, la guerre était finie mais les porcs et les sangliers étaient battus. Trois jours plus tard, ils furent rétablis mais abandonnèrent la guerre. Tout d'un coup, un homme laid et avec une barbe, très âgé, arrive, c'était Natan. Les porcs étaient étonnés que Natan vienne chez eux alors « grand porc » décide de lui jeter un caillou dans la tête, nul ne sait pourquoi ... Natan s'en fichait un peu mais il leur proposa un pacte de paix de cinq siècles, les porcs et les sangliers acceptèrent et leur redonnèrent toute l'agriculture. Les humains se nourrirent de tous les animaux qui étaient les ennemis des porcs, des sangliers, des moutons, par exemple : les lions, les hyènes et les ours. Les humains goûtèrent ces trois animaux et trouvèrent que c'était bon, que ça avait goût de poulet. Même la famille végétarienne aimait ces trois animaux donc ils ne furent plus végétariens.

            Tous les humains, les porcs, les sangliers furent heureux à jamais !

Lucas

TEL PÈRE, TELLE FILLE

 

            Il était une fois, en Amérique, une des dernières tribus d'indiens dont le chef avait une fille nommée Nakaté. Le chef Karen n'était pas fier de sa fille qui se posait des questions au lieu de travailler. Nakaté avait les cheveux et les yeux comme ceux de sa mère (Magha). Elle était grande, mince et adorée de tous les enfants de la tribu. Il y avait non loin de cette tribu une forêt (que l'on disait habitée par les démons) et un lac. Ce dernier avait mis la tribu en conflit avec le maire de la ville voisine qui voulait les chasser et vider le lac (qui était sacré pour les indiens) pour ouvrir un parc de jeux forains. Tous les ans Karen organisait une fête en l'honneur de leurs dieux. Elle se passait au printemps et était toujours une réussite…

Mais le jour de la fête on ne vit pas Nakaté de la matinée. Elle apparut au repas, s'assit et dit :

« Je vais partir vivre ailleurs. Dans les bois ».

- « Partir ? Mais ma chérie… », souffla Magha.

- « Désolée maman mais je sens que papa n'est pas fier de moi. Et puis tu auras Sam », dit Nakaté en se levant.

- « Mais la forêt est maudite ! Et douée comme tu l'es, tu pourrais tomber sur un ours ! », rigola Sam, l'enfant adoptif de Karen et Magha.

- « Sam ! Tais-toi donc ! » cria Magha. « Mais, Nakaté, comment te nourriras-tu ? », reprit-elle.

- « Nous sommes au printemps, les baies, les fruits poussent et je sais chasser les lapins ».

Le petit Aquil s'approcha de Nakaté et lui dit :

« Tu pars ? Je viendrais t'apporter de la nourriture ».

- « Tu es gentil, au revoir ! », dit-elle et elle partit.

- « Karen, tu l'as laissée faire ! », s'écria Magha.

- « Elle a choisi de se déshonorer, elle le peut », répondit-il simplement.

 

            Une fois dans la forêt, Nakaté respira mieux, elle se sentait libre. En marchant Nakaté observait la forêt. Les oiseaux qui chantaient, le soleil qui perçait le feuillage, les bourgeons qui s'ouvraient, l'eau qui s'écoulait dans le ruisseau… Avant, elle avait l'esprit embrumé par les disputes avec son père et ne se rendait pas compte de la beauté de la nature. Elle passa l'après-midi dans les bois à s'émerveiller de la beauté de la nature assise sous un lumisotier. (Ce bel arbuste aux fleurs roses qu'elle adorait. Le jus des lumis (les fleurs) lui plaisait énormément. Enfant, elle se faisait des couronnes avec les tiges en tourbillon.)

            Le soir venu, alors qu'elle cherchait un abri, Nakaté entendit un grognement. Elle songea aux ours qui sortaient de leur hibernation et mouraient de faim. Elle s'avança doucement et son pied heurta quelque chose. C'était une tasse, elle la prit. Nakaté trouva une grotte et s'y endormit, épuisée de sa journée.

 

            Le soir, Karen, le père, trouva un message sous son assiette :

« Si toi et ta tribu de sauvages ne quittez pas les rives du lac avant deux jours, tu pourras compter sur une attaque ». Signé : Le maire : Rodolphe Quitler.

Il se leva et le lut, Koslaka prit la parole :

« Je vous prédis un malheur. Que seule une personne pourra empêcher ».

- Sam, oui cette personne est Sam, je suis prêt à parier ! » s'exclama-t-il, en oubliant le message.

 

            Le lendemain, Nakaté trouva Aquil à l'entrée.

« Je viens te donner à manger ! ».

« Merci. Dis à ma mère que je pense à elle ».

      Pendant ce temps Aquil retournait au village, il croisa Sam qui s'entraînait et qui s'écria :

« Alors, tu es allé voir cette idiote de fille, tu as du la trouver écrabouillée sous un arbre », rigola Sam.

« Tais-toi Sam, tu es idiot et méchant ! Nakaté n'est pas morte, elle n'est pas écrabouillée sous un arbre ! », hurla Aquil.

Hortense

JIMMY ET SES PARENTS

Il était une fois un petit enfant qui s'appelait Jimmy. Il était orphelin et vivait chez ses grands-parents (car ses parents avaient eu un accident de voiture). Depuis, il était très triste.

            Quelques jours avant noël, il courait dans la forêt à travers les petites fleurs d'ajoncs pour noyer son chagrin. Et là, il se mit à rêver que son père allait prendre une raquette jaune pour jouer au tennis avec lui. Il était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne se rendit pas compte que son meilleur ami, Tom, était présent. Il venait cueillir du houx avec son panier jaune pour les fameuses décorations de noël. Tom attira l'attention de Jimmy. Il se réveilla et s'en alla marcher avec Tom, et là !!! Ils virent un géant lac bleu, mais Jimmy avait une phobie de l'eau. Tom dit à Jimmy de s'approcher car il n'y avait rien à craindre. Ils s'approchèrent et sans faire exprès Jimmy tomba et mourut.

            Jimmy rejoignit ses parents…

Nelson

 

Nouvelles et planches naturalistes réalisées par la classe de 6e du collège François Mauriac de Saint-Symphorien avec l’aide de leur professeur de Français, Agnès Philippeau.