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Un martin-pêcheur prend ses quartiers à Bordeaux. Observez-le !

Ce samedi 18 novembre 2017, l’association Pétronille, en partenariat avec la LPO Aquitaine, vous convie à une rencontre avec le martin-pêcheur du Jardin Public de Bordeaux. Zoom sur une espèce menacée… qui trouve au cœur de notre ville gîte et couvert pendant l’hiver. 

 © HubertHuguenot/LPO Aquitaine

Depuis quelques saisons, un martin-pêcheur d’Europe semble avoir pris ses quartiers hivernaux dans l’enceinte du Jardin Public. Une présence d’autant plus remarquée que plus de deux-tiers des martins-pêcheurs a disparu du territoire métropolitain au cours de ces dix dernières années (source STOC-MNHN).

 

Nos parcs et jardins accueillent parfois des espèces atypiques

C’est la preuve que « le déclin de la biodiversité n’est pas une fatalité » se félicite Magali Contrasty, chargée de mission Médiation & Environnement à la LPO Aquitaine qui encadrera samedi 18 novembre une sortie au Jardin Public, en partenariat avec l’association Pétronille. « La présence de cet individu, un mâle observé en période hivernale près du Grand bassin, est le signe que son espèce trouve ici des ressources alimentaires suffisantes » sauf si la rivière artificielle restait gelée trop longtemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Légende : Construit en 1856, le Grand bassin prend la forme d’une rivière serpentine d’une superficie d’un hectare, agrémentée de trois ponts contemporains en fer forgé. Crédit : © Pétronille

 

La gestion des parcs et jardins a un impact sur la biodiversité

Essentiellement piscivore, le martin-pêcheur tire parti de l’empoisonnement du Grand bassin.  Il se nourrit également d’insectes et peut donc se réjouir de l’arrêt de l’utilisation des pesticides dans les espaces verts de Bordeaux Métropole*. D’autant qu’il trouve refuge dans le feuillage dense des buissons limitrophes.  « Le martin pêcheur, comme d’autres espèces en déclin, peut s’adapter pourvu qu’on lui offre des conditions favorables ». La présence de cet oiseau dans un parc situé au cœur de la ville de Bordeaux sera donc aussi prétexte à s’interroger sur la relation complexe entre architecture, protection de la biodiversité et aménagement urbain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Légende : Le martin-pêcheur chasse à vue, depuis un perchoir d’où il plonge à la verticale pour pêcher et glaner ses proies. Crédit : © HubertHuguenot/LPO Aquitaine

 

Un regard croisé sur le patrimoine naturel et culturel

Laurent Pérodon, chargé de projets au sein de l’association Pétronille, revisitera pour sa part l’histoire du Jardin Public, crée au XVIIIème siècle à une époque où la nature n’était pas perçue comme un système fonctionnel mais comme un tableau. Aujourd’hui, cette dimension esthétique ne suffit plus et la balade sera aussi l’occasion de s’interroger sur la place que les hommes veulent réserver à la nature et au sauvage dans leurs villes.

Reste à savoir si le martin-pêcheur — dont l’observation se résume parfois à la vision fugace d’une flèche bleue et verte rasant la surface de l’eau — sera au rendez-vous. « Ce n’est évidemment pas garanti, mais c’est le jeu », sourit Magali Contrasty. Pour une fois, l’homme propose et la nature dispose…

 

* La loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte proscrit l'usage des produits phytosanitaires dans les espaces verts gérés par des personnes publiques à compter du 1er janvier 2017.

 

EN PRATIQUE :

Visite sur réservation le samedi 18 novembre. RV à 10h, au Jardin Public (côté Champ de Mars). Renseignements auprès de l’Association Pétronille.

Alexandrine Civard-Racinais

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