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La science, vecteur de dangers ou de progrès ?

Âgés de 14 ou 15 ans, les élèves du collège Léo Drouyn de Vérac se sont interrogés sur les bénéfices ou les méfaits des progrès scientifiques et technologiques. Partagez le fruit de de leurs réflexions et de leurs opinions. 

La science, vecteur de dangers ou de progrès ?

Elle arrive en tête des premières remarques : la santé ! « Sans la science, nous n’aurions pas toutes ces connaissances et cette certaine aisance de vie. Le domaine de la médecine est celui qui sert le plus à la société et l’humanité sans doute. Sans elle, notre espèce humaine serait trop vulnérable pour survivre dans ce monde surtout face à la maladie qui a tué un nombre incalculable de personnes », pose Clément Musseau.
Plus précisément, Loane Tosello évoque « la création du vaccin en 1881 qui a aussi beaucoup aidé. Grâce à lui, des maladies ont presque totalement disparu, maladies qui autrefois causaient la mort de millions de personnes. Ainsi notre espérance de vie a augmenté ». Pour Gaétan de Sousa, « de nos jours, nous pouvons subir n’importe quelles opérations dont des greffes. On peut également nous prescrire des médicaments pour des maladies les plus dangereuses comme le VIH qui vont nous servir à retarder ses effets et nous permettre de survivre plus longtemps à ce virus qu’il y a quelques années ». Sans compter, pour Matthieu Espinosa, « qu’aujourd’hui nous sommes en mesure de sauver des vies atteintes d’une maladie grave comme les cancers qui touchent beaucoup de personnes ». 

 

Et Paola Audureau de citer l’arrivée cruciale de technologies tels que l’IRM ou le scanner. Tout comme l’apparition de la fécondation in vitro, estimée, par Célia Dunas, « bénéfiques pour les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants » et de la pilule « qui a permis aux femmes une maîtrise de leurs corps ».
Enfin, Marion Armine met aussi en avant «l’importance des progrès réalisés au service des malvoyants, sourds-muets et handicapés. Il existe par exemple des fauteuils électriques qui les rendent de plus en plus autonomes ». Avec tout de même un bémol, apporté par Clément Hadji : « Certes, les progrès scientifiques et technologiques permettent de soigner les personnes malades à l’aide de médicaments mais ils peuvent également précipiter la mort comme dans le cas d’une overdose ». Quant Claire Dehors, elle, tient à préciser que «certaines maladies restent tout de même encore incurables, mais je suis sûre qu’un jour, les chercheurs trouveront comment soigner les personnes qui souffrent ». 

 

 

Internet, smartphone et réseaux sociaux : oui, mais…

Sur le plan de la communication, l’arrivée de l’informatique, d’Internet et la déferlante des réseaux sociaux est fréquemment évoquée dans les remarques de collégiens. Avec un côté d’emblée très positif.
Selon Maëlys Pouzon, « désormais nous pouvons communiquer avec des personnes de cultures, de langues et d’origines différentes grâce aux téléphones portables, aux réseaux sociaux. Nous pouvons aussi être au courant des actualités des autres pays avec la télévision ». Un point de vue partagé par Maylis Lavergne : « Au niveau des télécommunications, il y a l’invention de divers moyens de communication, le téléphone, des applications permettant d’appeler dans le monde entier sans payer, ce qui permet à des familles de s’appeler de pays en pays ». Salma Annour estime même que « les réseaux sociaux permettent d’entrer en contact avec une personne n’importe où dans le monde, mais aussi de dénoncer de inégalités ou de défendre des causes ».

 

Pour autant, ces jeunes ne manquent pas d’esprit critique. Nolwen Deris pointe les dangers potentiels d’Internet et son influence possible sur les personnes, « comme dans le livre, la vague de Todd Strasser, Philipe Vallet a écrit : il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain. Nous pouvons tous être influencés ».
Maxime Charbonnet, lui, dénonce également « en France de nombreux cas de harcèlements via les réseaux sociaux, qui peuvent nuire à la personne ». L’impact de ces nouvelles technologies sur le quotidien est également pointé du doigt. Pour Guillaume Guenier, « le smartphone, qui est aujourd’hui un objet du quotidien, peut nuire à la santé… avec des ondes plus ou moins dangereuses qui se propagent (…). Je suis persuadé que dans la société où nous vivons, il y aura de gros soucis au niveau de technologies. Je pense que nous allons découvrir des maladies cellulaires du cerveau inconnues jusqu’à nos jours ».
Cassidy Pereira témoigne aussi de sa crainte que « ces technologies ne détruisent des moments primordiaux de la vie comme la discussion »

 

 

Le spectre d’Hiroshima et d’une société robotisée

S’il est un domaine où les points de vue sont unanimes sur les méfaits des progrès scientifiques et techniques, c’est celui des avancées dans le domaine de l’armement. Le danger le plus fréquemment évoqué porte sur la bombe atomique avec le spectre d’Hiroshima.  
Pour Maxime Charbonnet, « le progrès scientifique peut représenter un vrai danger pour l’humanité car l’homme ne va pas forcément s’en servir pour la bonne cause. Par exemple quand Albert Einstein a apporté le nucléaire aux Américains, jamais il n’aurait imaginé que cela servirait à la création d’une arme surpuissante qui ravagerait Nagasaki et Hiroshima en 1945 ». Carle Larrose pointe aussi « les explosions nucléaires comme à Fukushima qui engendrent des radiations X très néfastes pour l’homme, les animaux et l’environnement ». 

 

La montée en puissance d’une société robotisée est, elle, jugée très controversée. Si Paul Charbonnet rappelle « qu’il existe des machines qui aident les hommes dans tous les domaines, que ce soit le ménage, la cuisine, le bâtiment et plein d’autres domaines », beaucoup s’alarment d’une généralisation de la robotisation. « Les humains qui fabriquaient des textiles dans les usines par exemple ont été licenciés et remplacés par des machines qui fabriquent plus rapidement que l’homme », estime Laure Nauleau.

 

Pour Gaétan de Sousa, « dans certains métiers, les machines remplacent peu à peu l’homme comme les robots aspirateurs automatiques, les machines dans l’industrie alimentaire… le taux de chômage augmente en partie à cause cela ». Plus précisément Loane Tosello cite en exemple le site internet Amazon. « Ce sont des robots qui préparent les commandes et bientôt des drones livreront des petites commandes. Ce site est bien pour éviter le déplacement du client, mais le client n’est pas mis en contact avec un vendeur, alors il n’y a pas d’échange, de discussion, ce qui isole le client ».
Une opinion partagée par Ilam Bel Ali : « si tout cela continue dans quelques années, nous ne parlerons qu’à des machines et l’homme sera incapable d’entretenir un dialogue avec un autre homme. Nous pouvons le voir dans le livre « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley, c’est un univers truffé de technologies. Le côté humain disparaît. Au fur et à mesure, ils ressemblent à des robots ». 

 

Marion Seillier, elle, va encore plus loin : « Grâce à certaines machines, il n’y a plus besoin de réfléchir. La calculatrice par exemple est une invention permettant aux hommes de ne plus effectuer de calculs complexes. A cause de ces machines, les hommes ne réfléchissent plus, ce qui engendre un déficit de capacité de réfléchir par soi-même ». 

 

 

Transports versus environnement

Sur les progrès technologiques dans le domaine des transports, les opinions se révèlent plus positives. « L’avion, le bateau et le train permettent un trajet plus rapide et une destination plus éloignée. Ces moyens sont très utiles ; de plus, se déplacer permet de découvrir des paysages, des cultures différentes et de rencontrer de nouvelles personnes. Ils permettent d’améliorer la relation entre les personnes, de nous épanouir en visitant de nouveaux pays », énumère Loane Tosello.  
Quant Hugo Llatas, lui, rappelle aussi, que grâce à ces progrès, les hommes ont tout de même réussi à envoyer un homme sur la lune, un pas énorme pour la connaissance et la découverte de l’univers. 

 

Néanmoins, beaucoup dénoncent ces moyens de transport qui « épuisent les réserves de pétrole de la planète » et leur impact sur l’environnement. « Cette pollution a détruit une partie de la couche d’ozone, ce qui a causé le réchauffement climatique. Cela a des répercussions sur les icebergs qui se mettent à fondre, de ce fait, le niveau de océans augmente... ». L’environnement, le réchauffement climatique et les gaz à effet de serre, sont en effet au cœur de leurs préoccupations, comme le résume Dorian Montillet : « les progrès scientifiques et technologiques facilitent notre quotidien dans beaucoup de domaines, mais dernièrement, ils aggravent de jour en jour l’état de notre planète ».

 

Romain Garot inculpe dans la même veine des nouvelles technologies, par exemple, « la pêche aux filets électriques qui détruit toute la végétation marine, les algues, le corail… ». Marion Seillier évoque aussi la déforestation en Amazonie où « on tue des arbres pour fabriquer du papier carton, tout ceci pour nous les hommes... ». Enfin, pour Hugo Rivasseau, « la science est à l’origine de certains problèmes majeurs comme l’accumulation des déchets radioactifs qui pollue la planète ». 

 

A double tranchant, telle est bel et bien leur vision du « progrès » et de ses impacts. Avec une pointe d’optimisme finale chez Emma Santo pour qui, « sans le progrès, notre monde serait inactif et n’avancerait pas » et une opinion plus philosophe pour Loane Tosello qui estime que « les avancées de la science et de la technologie est une bonne chose car elles sont basées sur la quête de la connaissance. Elles ont permis de grands progrès très utiles, mais tout dépend de la façon dont elles sont utilisées et par qui ».