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Saint Michel est le dernier quartier mixte de Bordeaux

Françoise Hazgui est responsable et bénévole de la parentalité à Promofemmes, une association qui aide les femmes migrantes à s’intégrer. Elle nous livre sa vision de Saint-Michel.

Aquarelle réalisée par les collégiens d'Aliénor-bordeaux-mai 2017

Dossier réalisé par des élèves de 3e du collège Aliénor d’Aquitaine avec l’aide de leurs professeurs Lynda Palvadeau (histoire-géographie), Bénédicte Gardair (français), Sophie Jouanin (documentaliste), Claire Frankum, Stéphanie Villetelle (arts plastiques), de Candice Marcellaud de l’ALIFS (Association du Lien Interculturel Familial et Social) et de la journaliste Marianne Peyri dans le cadre de « Sciences en collège » (Partenariat Cap Sciences-Conseil général de la Gironde)

 

Françoise Hazgui est bénévole dans cette association depuis sept ans. Après trois ans d’études pour devenir assistante sociale, elle découvre l’association Promofemmes et décide à sa retraite d’y consacrer son temps libre, soit de 3 à 4 demi-journées par semaine. Elle œuvre au sein de cette association Promofemmes qui a pour but d’aider les femmes migrantes à s’intégrer en France, à faciliter la communication entre les mères d’origines étrangères et les intervenants.

Située au 10 rue Carpenteyre, cette association a été créée en 1994, il y a 23 ans. « On observe dans l’association sept pôles d’activités comme la partie insertion socio-professionnelle grâce à des simulations d’entretiens d’embauche ou de stage. À Promofemmes, il y a entre 80 et 100 bénévoles et 5 salariés », nous explique Françoise. Plus précisément, cette association a environ 500 adhérentes de 60 nationalités différentes qui se côtoient. La majorité des femmes migrantes aidées par Promofemmes est d’origine arabe ou turque.

 

Le quartier Saint-Michel : des changements positifs et des contraintes

Tout ce qu’aime particulièrement Françoise Hazgui à Saint-Michel, c’est la mixité du quartier : « plusieurs populations se mélangent et cela crée une osmose ». Selon Françoise Hazgui, « l’évolution du quartier entraîne des changements positifs comme l’urbanisation ou les rénovations des logements insalubres. Cela crée aussi des contraintes : augmentation des prix de l’immobilier, problèmes pour les femmes et familles migrantes. » D’après elle, cette évolution ne concerne pas seulement le quartier Saint-Michel mais la société en général. « Saint-Michel est le dernier quartier mixte de Bordeaux, et beaucoup d’habitants ont peur qu’il perde son charme si particulier. »

 

Luna Lacarrere, Hanaé Lachhab, Coralie Dramais, élèves de 3e du collège Aliénor d’Aquitaine.