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Réchauffement et ski : quel avenir pour les Pyrénées ?

Après s’être fait désirer, la neige a fini par tomber en abondance cette année sur les Pyrénées.

Réchauffement et ski : quel avenir pour les Pyrénées ?

Les chercheurs indiquent dans l’étude « Les Impacts du changement climatique en Aquitaine » que l’érosion du manteau neigeux d’ici à 2050 sera très visible. Il faudra s’attendre à seulement 20 centimètres de neige à 1 500 mètres d’altitude. Pire, la période d’enneigement pourrait passer de trois à deux mois. Quand on sait que pour certains spécialistes la viabilité des stations de ski nécessite autour d’une centaine de jours d’exploitation par an, les effets du réchauffement seront considérables sur l’activité.
Si, aujourd’hui, c’est la neige qui arrive en premier pour définir les Pyrénées, il ne faut pas oublier pour autant la diversité des paysages et l’impressionnante biodiversité d’un territoire aussi vaste que multiple.

Le réchauffement climatique, allié à la pression des activités humaines sur le milieu, rendra encore plus fragiles certaines espèces endémiques.

Au premier rang des victimes se situent alors les espèces les plus symboliques de la montagne, comme le desman des Pyrénées ou encore la grenouille des Pyrénées.

 

Les espèces montent en altitude

Les scientifiques qui rappellent que le réchauffement est encore plus important en altitude pointent deux conséquences du réchauffement : l’effet escalator et la thermophilisation. Le premier explique le déplacement des espèces en altitude. Pour conserver les conditions de leur lieu de vie, les espèces montent petit à petit plus haut. Forcément, la faune et la flore qui vivent déjà sur les sommets sont en danger.

À l’inverse, certaines espèces profitent de cette remontée pour vivre à des altitudes plus faibles : là où elles ne subissent plus la compétition des autres suite à leur départ. Ce deuxième effet, appelé thermophilisation, avantage les espèces qui ont plus d’affinités pour la chaleur. En revanche, les espèces à affinité thermique froide déclinent.

La montagne change mais on pourra toujours chanter : « Pourtant que la montagne est belle / Comment peut-on s’imaginer / En voyant un vol d’hirondelles / Que l’automne vient d’arriver ? » 

 

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/
Crédit photo : Ian D. Keating

 

Alexandre Marsat

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