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Pourquoi se gratte-t-on le soir ?

« Ça vous grattouille ou ça vous chatouille ? » comme disait le docteur Knock. En tous les cas, ça gratte souvent le soir, au coucher.

Pourquoi se gratte-t-on le soir ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Nous voilà dans de beaux draps : même s’ils sont propres, on subit parfois de petites démangeaisons pas méchantes mais qui peuvent repousser l’heure du sommeil, le temps que ça cesse. Ça peut être dû à une multitude de facteurs, mais, d’abord, à quoi est due la sensation de démangeaison ? En gros, c’est l’histamine libérée par certaines  cellules de la peau qui traque les produits allergènes et provoque cette sensation (c’est notamment elle qui est libérée lorsqu’on se fait piquer par un moustique ou une ortie).  L’information du travail de l’histamine est véhiculée au cerveau par une molécule, le peptide cérébral natriurétique, également appelé BNP, qui fait sauter la banque et indique au cerveau qu’il serait peut-être pertinent de se gratter. Et c’est peut-être un loupé de l’évolution dans certains cas, puisque le grattement fait disparaître le symptôme (le chatouillis) mais pas la cause. On peut donc se demander à quoi sert de ressentir un chatouillis, mais là n’est pas la question.

Revenons à l’histamine. Celle-ci est produite par le corps mais pas uniquement : elle est présente aussi dans certains aliments, notamment le chocolat, les aliments fermentés (dont le vin, la bière et le fromage ; eh oui, tout un art de vivre) et aussi les aliments périmés (mais pas trop, sinon il faut voir plutôt du côté de l’intoxication alimentaire). Et l’un de ses nombreux rôles, outre de nous grattouiller, est de réguler le cycle du sommeil en maintenant l’état de veille lorsque c’est nécessaire. Mais comme nous ne sommes pas tous les mêmes, certains sont plus particulièrement sensibles à l’histamine. Donc, il suffit d’un repas un peu trop vin-fromage, d’une sensibilité à l’histamine, et hop ! au moment de basculer dans le sommeil, la voilà qui fait la java et vient nous titiller sans raison particulière, du moins sans qu’il y ait d’allergène sous la peau. Ennuyeux mais, la plupart du temps, sans conséquences. Sachant que pour un grattouillement nocturne plus sévère, il faut aussi voir du côté des puces de lit (ça arrive même à des gens très bien) voire de la gale. Et, certaines fois, c’est même un symptôme d’une maladie plus grave – mais là, c’est chez le médecin plus que chez le Flâneur qu’il faut voir. Même si jouer au médecin…

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/