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Pourquoi la terre tremble dans notre région ?

La terre qui se met à bouger sous nos pieds, la sensation est étrange. Et pourtant, le phénomène n’est pas si rare sur la côte charentaise et dans les Pyrénées. Et ce n’est pas près de s’arrêter. Notamment dans les Pyrénées, secteur qui est régulièrement marqué par des tremblements de terre.

Ici, la magnitude des séismes tourne en moyenne autour de 3-4 degrés sur l’échelle de Richter (mais peut atteindre et sans doute dépasser 6), ce qui caractérise l’aléa comme moyen. Une classification qui est la plus élevée en France métropolitaine !
La raison ? Un certain nombre de failles parcourent le massif pyrénéen. Liées à l’histoire du massif, elles sont apparues lors de la collision de la plaque africaine et de la plaque européenne. Dès qu’il y a un mouvement le long de ces failles, cela se traduit « tout simplement » par un séisme. Des contraintes, sortes de poussées ou de compressions, s’accumulent pendant des milliers d’années puis se relâchent d’un seul coup. Et il y a toujours des contraintes exercées par l’Afrique sur l’Europe occidentale.

 

Une sismicité marquée

 

Les relâchements ont donc lieu régulièrement, notamment dans les Pyrénées. Mais, pour ce massif, un autre facteur entre en jeu, comme l’explique Samuel Auclair, ingénieur géophysicien et sismologue au BRGM (1) :
« Récemment, des études scientifiques ont mis en évidence que l’érosion progressive des Pyrénées a une conséquence non négligeable. La masse exercée est en effet de moins en moins importante, ce qui crée des contraintes moindres sur les failles en profondeur. Le fait d’être moins com- pressé entraîne alors des relâchements le long des failles. » Comme la chaise qui craque quand on se lève...

Ces deux phénomènes expliquent cette sismicité très marquée, avec une dizaine de tremblements ressentis chaque année par les hommes, et encore bien plus par les instruments de mesure.

Sur la côte charentaise, le phénomène, plus faible, provient aussi d’une zone de montagnes : la chaîne hercynienne. Une montagne qui a été complètement érodée, évidemment, mais dont les effets de contraintes ont toujours lieu car elle a laissé des stigmates en profondeur. Une fréquence et une ampleur moins importantes que pour les Pyrénées. Pour celles-ci, le programme de recherche franco-espagnol Sispyr propose un suivi en temps réel des séismes du massif via le site www.sispyr.eu. Dans la minute qui suit le séisme, on peut ainsi connaître sa magnitude et sa propagation. Avis aux habitants et aux curieux.

 

(1) Bureau de recherches géologiques et minières.

Crédit photo

Alexandre Marsat

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