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Pourquoi bronze-t-on ?

Pour ne pas bronzer idiot, autant savoir pourquoi on bronze, c’est déjà ça.

Pourquoi bronze-t-on ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

 

Et déjà, il faut savoir qu’on n’a pas toujours souhaité être bronzé : pendant longtemps, l’aristocratie se prémunissait contre le soleil parce qu’avoir le teint hâlé, c’était juste bon pour les pécores qui travaillaient la terre. Tudieu, quelle vulgarité !

Ce n’est que lors de la révolution industrielle, quand le manant est allé travailler en usine ou dans les mines, que les classes aisées ont estimé que ce teint blafard faisait pauvre. L’arrivée de l’idée de vacances a en outre renforcé la tendance : pendant longtemps, seuls les plus riches pouvaient partir dans les lieux où il y a beaucoup de soleil. Être bronzé signifiait donc qu’on avait les moyens de l’être. Si on veut être bronzé aujourd’hui, c’est pour jouer les riches même si on n’a pas le sou.

 

 

Après l’explication sociologique, l’explication biologique : on bronze, qu’on le veuille ou non, quand on est au soleil pour protéger la peau des effets des rayons ultra-violets (UV). Ceux-ci font partie du spectre solaire où chaque couleur (celle-ci n’étant pas visible à nos yeux) a sa propre longueur d’onde. Comme toutes les ondes, elles pénètrent plus ou moins profondément la matière. Les UV, de leur côté, la transpercent un peu. Les UV A étant peu chargés en énergie, ils ne changent pas grand-chose mais les UV B sont mille fois plus énergétiques : une fois sous l’épiderme, leur énergie perturbe nos cellules dermiques, les détruisent en partie et peuvent même endommager l’ADN. Raison pour laquelle notre organisme s’est protégé contre ces rayonnements grâce à deux mécanismes distincts mais complémentaires. D’une part, les kératinocytes, les cellules qui constituent l’essentiel de la peau, vont se multiplier et durcir, contribuant à épaissir l’épiderme. Et, d’autre part, les mélanocytes vont produire un pigment, la mélanine, qui va foncer la couleur de la peau. Ce n’est pas cette couleur supplémentaire qui protège, elle n’est qu’un effet indirect et sans utilité. Non, le processus de protection est le suivant : la mélanine va transformer en chaleur l’énergie des UV B et, ainsi, éviter que cette énergie ne soit trop nocive.

Comme pour tous les mécanismes de protection du corps, on n’est pas tous égaux : plus on est brun, plus on produit de la mélanine, les peaux noires en produisant plus que les autres (ce qui n’empêche pas les coups de soleil pour autant). Et surtout, le mécanisme n’est efficace que jusqu’à un certain point : si l’on prend trop le soleil, on s’expose à des effets néfastes, quelle que soit notre résistance. Tous à vos ombrelles, palsambleu !

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/