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Pourquoi l’odorat du chien est si puissant ?

Pourquoi l’odorat du chien est si puissant ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Les hommes ne s’y sont pas trompés, la première espèce animale qu’ils ont domestiquée est le chien. Et ce dès le paléolithique supérieur, il y a 30 000 ans. Un compagnon bien utile pour les chasseurs-cueilleurs de l’époque, qui ne  pratiquaient donc pas l’agriculture et encore moins l’élevage. Le meilleur ami de l’homme ne l’est pas devenu par hasard : c’est son légendaire flair et sa capacité à vivre avec les hommes qui ont permis sa présence auprès de lui. Ces derniers ont vu en lui un formidable chasseur capable de remonter des pistes à leur service.

Un atout qui a été développé non seulement par dressage mais aussi par sélection. Au XIXe, les Anglais sont même passés maîtres dans celle-ci pour les races de chasseurs. Aujourd’hui, une fois dressés, les chiens peuvent être utilisés pour de nombreux  usages : recherche de personnes, d’explosifs, de drogues et même récemment de maladie. Car si les hommes disposent aussi du sens de l’odorat, le chien est devenu indispensable car, étant surdéveloppé chez lui, son odorat permet de distinguer et de se souvenir d’odeurs mêmes infimes.

 

Une acuité olfactive qui comble la vue

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la muqueuse olfactive fait 10 centimètres carrés chez les humains alors qu’elle est jusqu’à 20 fois plus grande chez les chiens. Sans compter les récepteurs olfactifs : au nombre de 5 millions chez les humains, les chiens en possèdent aux alentours de 200  millions. Sollicitant particulièrement cette fonction, les canidés disposent d’une aire cérébrale pour l’odorat plus importante. Cette faculté olfactive comble sa perception visuelle plus faible (reconnaissance des femelles, des mâles dominants, d’un chemin, de son maître…). Si nous trouvons un plat appétissant, il en est tout autre pour les chiens, qui aiment leur nourriture à l’odeur et non pour son aspect ou sa saveur.

Finalement, c’est assez logique puisque sa truffe étant dans la gamelle, elle l’empêche de voir son plat… L’acuité olfactive, si importante pour le chien, demeure jusque dans ses dernières heures. Ainsi, les histoires de chasseurs sur leur vieux chien, qui n’entend plus et voit peu mais chasse toujours aussi bien, sont vraies, celles-ci. 

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest.
http://www.sudouest.fr/lemag/

Photo credit: nebajmeta14 via photopin cc

Alexandre Marsat

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