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Balade "Une pause entre pierre et eau" 4/5 : Sous le béton, la nature

Balade "Une pause entre pierre et eau" 4/5 : Sous le béton, la nature

SCIENCES EN BALADE
LORMONT
Partez à la découverte des villes avec "Une pause entre pierre et eau"

Lorsque l’exploitation de la carrière Poliet et Chausson qui occupait les 35 hectares de l'actuel parc de l'Ermitage prend fin en 1978, le lieu est un désert, et serait devenu une décharge sans le travail de l’association Vivre à Lormont. Il reste seulement quelques plantes exogènes issues des anciens parcs d’agrément (pins parasols, chênes de l’Atlas...).  Mais rapidement, la nature reprend ses droits et, en 1982, la zone est classée en ZNIEFF : sur la roche mise à nu pousse une végétation rase qui convient aux plantes xérophiles qui aiment les terrains secs et drainants.

 

MODIFICATION DU MILIEU

 

Plusieurs espèces d’orchidées intéressantes sont ainsi repérées. Mais ces pelouses se modifient, permettant d’observer l’évolution naturelle d’un milieu : elles accueillent d’abord un embuissonnement de fruticée (cornouillers sanguins, prunus...) qui créé un sol où s’implantent les graminées. Puis viennent les arbres de haute futaie, essentiellement à affinité méditerranéenne (chênes pubescents, pins maritimes). Cette dernière phase en est à son commencement, trente ans après l’abandon du site. Elle est aussi celle qui signe une fermeture du milieu, la forêt n’étant pas, sous nos latitudes, favorable à l’épanouissement de la biodiversité.

 

CINQ HABITATS PRIORITAIRES

 

Les interventions humaines qui viendront devront s’attacher essentiellement à juguler cette fermeture et à préserver les cinq habitats prioritaires recensés, qui abritent nombre d’espèces rares ou remarquables. D’abord la pelouse calcicole où vit l’azurée du serpolet mais dont les espèces patrimoniales d’orchidées ont disparu.

L’autre milieu intéressant est le bas-marais alcalin (acide) qui regorge de plantes aquatiques comme la grande naïade, protégée régionalement, qui constitue une sorte d’herbier. Il abrite également la cistude d’Europe, tortue protégée au niveau mondial.

On trouve aussi un milieu troglodyte avec des grottes creusées pour l’exploitation de la pierre, où vivent des chiroptères, en particulier le petit rhinolofe, qui émet ses ultra-sons par le nez et non par la bouche comme les autres chauves-souris. Il est aussi le seul à se protéger dans ses ailes pour dormir.

Les forêts de chênes verts (yeuseraie) qui gagnent sur les pelouses et les tourbières, anecdotiques, sont les deux autres milieux spécifiques du parc. Il abrite aussi d’autres plantes rares comme l’euphraise de Joubert, la coronille des jardins (fleurs jaunes en avril) ou l’aigremoine élevée, toutes plantes dont il reste parfois moins d’une dizaine de pieds.

Et, volant au dessus de tout cela, 92 espèces d’oiseaux sont présentes, dont 45 nichent sur place. Mais, au delà de la richesse environnementale, l’objectif est de relier l’Ermitage aux autres parcs de la rive droite par des couloirs écologiques. Sans cela, la diversité génétique s’appauvrira car de nombreuses espèces ne peuvent pas franchir les zones urbaines qui séparent les zones vertes.

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