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Notox : sur la vague de l’innovation

Installée à Anglet, sur la côte basque,  Notox a lancé une nouvelle planche de surf, la Quantum, qui rassemble toutes les innovations testées par cette jeune entreprise

Installée à Anglet, sur la côte basque,  Notox a lancé une nouvelle planche de surf, la Quantum, qui rassemble toutes les innovations testées par cette jeune entreprise


Le ton est donné : pour accéder à Notox, on passe par la rue Belharra à Anglet, la célèbre vague basque que tous les surfeurs de la côte attendent l’hiver venu. Ici on est au pays du surf !
En poussant la porte l’atelier de fabrication de planches de surf, la première phrase de Pierre Pomiers confirme la vocation de la petite entreprise : « attendez-moi, je suis en plein recyclage ».


Dans ce « Lab » de 250 m2, surf rime avec respect de l’environnement. C’est dans cet esprit que l’ingénieur en robotique a créé avec deux comparses Notox en 2009 : « Le surf est indissociable du respect de l’environnement, c’est lié à la pratique. Pourtant, la planche est très loin d’être écolo. »
Depuis la création, ils ne cessent d’innover en se lançant des défis. La dernière innovation en date concerne le lancement de la planche Quantum fabriquée en lin. Pour comprendre comment ces shapers en sont arrivés là il faut remonter la jeune histoire de Notox.


« En discutant avec des copains shapers, on s’est rendu compte que la fabrication était elle aussi dangereuse pour l’homme. »
Après la découpe des pains de polyuréthane, le shaper commence la première étape de la fabrication : il rabote la future planche pour lui donner forme en ignorant souvent à quels produits dangereux il s’expose. Puis, vient l’étape de la stratification pour solidifier le polyuréthane : une fibre de verre est appliquée puis enduite de résine. Poussière de fibre de verre, styrène, acétone… le shaper s’expose à nouveau alors que, dans la plupart des cas, protection et aspiration sont sommaires au regard de la toxicité.

 

Styrène, acétone, fibre de verre,... les produits dangereux sont remplacés

 

Du coup, les créateurs de Notox ont tout de suite lié environnement et santé pour améliorer toutes les phases de fabrication : aspirations, process, exposition de l’opérateur… Le tout aidé par la Carsat Aquitaine et d’un médecin du travail de Bayonne qui a effectuée sa thèse sur l’atelier. « Mesures de la qualité de l’air, analyses médicales poussées,… bénéficier d’une validation scientifique était inespéré pour nous.  On a aussi recherché des produits moins polluants. On a remplacé le polyuréthane par le polystyrène expansé qui est moins difficile à recycler. Et la résine polyester par la résine epoxy. »

Après de multiples tests, ils ont opté pour le lin à la place de la fibre de verre. La France étant le premier producteur de lin au monde (90%). Les résines sont appliquées sous vide sur cette fibre de lin, le fabriquant étant ainsi tenu loin de cette phase.
Réduction de l’empreinte carbone et meilleur transfert de force, le lin ne les a pas quitté. C’est même devenu la marque de fabrique de planches Notox : la couleur marron de cette fibre tranche avec les autres planches.

Pierre Pomiers et les fondateurs de Notox ont remplacé la fibre de verre par la fibre de lin Cette substitution des matériaux permet de réduire l’impact environnemental et de baisser le poids de matériaux nécessaires pour la construction d’une planche.
Aujourd’hui, la Quantum synthétise tout ce procédé : optimisation de la chaîne de production, minimisation des chutes, matières lin et polyester appliquées au plus juste. « On a épuré au maximum le process pour diminuer le temps de production et les couts. »
Ultime satisfaction : le poids des déchets est passé à 1 kg quand une planche « normale » en produit six.

Et les défis continuent à pousser l’innovation : les fondateurs de Notox veulent créer un module de fabrication de planches, le « Modulab ». Dès qu’ils recevront une commande suffisante de planches dans une région du monde, ils implanteront le module sur le lieu de vente pour limiter les impacts de la fabrication sur l’environnement.
Et, ce n’est pas fini… « On doit encore améliorer nos recherches sur les résines pour trouver la moins dangereuse ».

 

Photos Alexandre Marsat

Alexandre Marsat

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