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Balade "La boucle du coteau" 3/5 : Flore : la Riviera girondine

Balade "La boucle du coteau" 3/5 : Flore : la Riviera girondine

SCIENCES EN BALADE
FLOIRAC
Partez à la découverte des villes avec "La boucle du coteau"

« La côte située entre Cenon et Floirac et les palus qui la bordent réunissent dans un petit espace presque toutes les richesses botaniques de l’Entre-deux-Mers. » Le botaniste bordelais Jean François Laterrade, qui herborisait dans les environs avec le marquis de Rabar au premier tiers du XIXe siècle,  retrouverait sans doute une partie de la diversité floristique qu’il avait énumérée dans son livre Flore bordelaise et de la Gironde. Et qui a justifié en 1987 le classement en ZNIEFF des coteaux de Floirac (Zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique).

Même si pour Jean Laporte-Cru, de la Société linnéenne de Bordeaux, on a sur ces coteaux et sur le plateau « un mélange très équilibré », la particularité essentielle de la flore est d’être calcicole et thermophile. Poussant sur terrain calcaire, elle est économe en eau et aime la chaleur de la réfraction du soleil sur la pierre et de l’orientation du coteau au sud, à l’abri des vents froids. Ce qui permet à toute une variété de plantes méditerranéennes d’y prospérer, fait rare dans la région : corroyère, cyprès d’Italie, alaterne ou encore genêt d’Espagne. Ce particularisme s’étend tout au long des coteaux jusqu’à Langon mais la proximité de Bordeaux et la fragilité provoquée par l’urbanisation rendent les lieux encore plus précieux. En herborisant à son temps perdu sur les 12 ha du parc de l’observatoire entre 2000 et 2003, Michel David, chargé à l’époque de l’entretien du lieu, a dénombré plus de 500 variétés de plantes différentes, arbres inclus. Pour lui, « c’est un écosystème normal » mais « intéressant car il est protégé. Le parc reçoit peu de visites publiques et il ne reste plus beaucoup d’endroits protégés dans le coin. » La version
numérisée de son herbier a été remise à l’observatoire où il est consultable sur demande.

Le contraste est grand entre cette végétation et celle qui pousse dans les vallons, frais et humides, où l’on retrouve une végétation plus  océanique. La vallée de la Jacotte était particulièrement intéressante avant qu’elle ne soit traversée par la rocade. Laterrade aurait moins aimé.

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