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Balade "Un bois si près de la ville" 5/5 : Le son, sujet à toutes variations

Balade "Un bois si près de la ville" 5/5 : Le son, sujet à toutes variations

SCIENCES EN BALADE :
CENON
Partez à la découverte des villes avec "Un bois si près de la ville
"

Sciences en balade - cenon- Catherine SémidorCatherine Sémidor est responsable scientifique du Grecau (Groupe de recherche en environnement, conception architecturale
et urbaine) et professeur à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux.

La placette Saint-Romain, au bas du parc du Cypressat, offre un intéressant phénomène  acoustique : dès qu’on passe le mur qui entoure le parc, on a l’impression sonore d’être comme à l’intérieur  d’une maison. Comment expliquer cela ?

Parce que le son se réfléchit sur les murs. Mais s’il y avait un toit, ce serait différent encore. On s’est servi là sans doute  soit  d’un  mur,  soit  d’une  colline, comme dans les théâtres  grecs et romains. Ou encore comme les écrans acoustiques le long des routes. Mais il est difficile de conclure quelque chose sans aller sur place : l’acoustique d’un lieu dépend de sa forme et de tous les éléments qui s’y trouvent. Il ne faut jamais tirer de généralités d’un cas particulier. Et en acoustique, il est très difficile de donner des règles générales.

Tout de même, on peut constater en longeant le coteau que le son monte.


Pas  tout  le  temps,  cela  dépend  des conditions climatiques. Cela dépend si l’air est plus chaud que le sol ou pas. Si c’est le sol qui est plus chaud, le son ne monte pas et donc le son varie au cours de la journée.  Le vent, l’humidité de l’air entrent  aussi en ligne de compte. Il faut comprendre que ce n’est pas l’air qui porte le son mais il se déforme sous son effet. C’est pour cela qu’il est également transmis par des solides dont les particules  ne bougent pas. Le silence absolu ne se trouve que dans le vide.

La perception du son dépend-elle aussi de celui qui l’entend ?

C’est un domaine sensible : le bruit est un symptôme dont les gens se servent pour expliquer  leur mal-être.  Car il a un aspect  social : il est provoqué par des activités.  Le concept de pollution sonore remonte à une quarantaine d’années alors qu’il y a toujours eu des activités dans les villes. Mais comme on a les moyens techniques de produire plus de bruit, les gens y sont plus sensibles. Cependant, être totalement coupé du bruit n’est pas très confortable. C’est même une torture.

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