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Balade "Un bois si près de la ville" 4/5 : La liqueur à l'ouvrage des moines

Balade "Un bois si près de la ville" 4/5 : La liqueur à l'ouvrage des moines

SCIENCES EN BALADE :
CENON
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Installés au XIIIe siècle dans un prieuré proche de l’église Saint-Romain, les religieux de l’Ordre de la Merci développent sur place l’une de ces liqueurs dont les moines ont le secret, censée redonner du tonus aux malades et aux pèlerins de Saint-Jacques qui font étape ici. L’ordre sera dispersé à la Révolution mais le souvenir de leur breuvage aux cinquante plantes aromatiques résiste au changement de régime. Et en 1865, Marcel Bussière, distillateur liquoriste, s’installe dans l’ancienne cure pour y fabriquer sa propre recette, librement inspirée de celle, perdue,  des bons  pères.  Ce sera la « Liqueur de la Vieille Cure ». Le liquide est mis à macérer pendant au moins 24 heures dans des foudres de 10 000 litres avant d’être distillé.

 

3000 ans de distillation

 


Le procédé de la distillation est classique et il remonte à l’Antiquité, conçu alors pour des huiles aromatiques et des parfums. Il consiste à séparer les différents liquides qui composent le mélange en comptant sur leurs différentes températures d’ébullition. Celui qui a la température d’ébullition la plus basse (l’alcool) s’évapore  en premier  si l’on chauffe le mélange doucement  :  il part alors en vapeur et il suffit de le réfrigérer, généralement grâce à un circuit d’eau extérieur, pour le condenser  à nouveau et obtenir un nouveau liquide. Dans la distillation industrielle, les premières vapeurs sont les « têtes de distillation ». Puis vient le « cœur », la partie généralement conservée pour les meilleurs produits et enfin la « queue de distillation ».

 

Un toit des ateliers Eiffel

 


En 1909,  l’entreprise Bussière change de locaux et s’installe dans ceux que l’on connaît maintenant : un bâtiment en pierre et brique où le nom de la liqueur s’étale sur la façade en un joli frontispice de carreaux de terre cuite, encadré de médaillons marqués « M » et «B » pour Marcel Bussière. Il est recouvert d’une charpente métallique issue des ateliers Gustave Eiffel qui ne réservait pas sa technique qu’aux grands ouvrages. Celle-ci consiste à assembler les éléments avec des boulons provisoires, remplacés au fur et à mesure par des rivets métalliques posés à chaud. Ils se contractent en refroidissant, assurant un serrage optimal.
Rachetée par un groupe néerlandais en 1962, la société de la Vieille Cure disparaît en 1987. Mais le bâtiment est toujours aussi pimpant et l’on peut voir, sur le côté de la grande entrée des matériaux, une petite cabane en béton. Elle abrite un escalier en colimaçon qui descend à la source  utilisée pour fabriquer la liqueur. À défaut  de la liqueur elle-même...

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