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Balade "Un balcon sur le fleuve" 5/5 : Bassens, la nature résiste à l'industrie

Balade "Un balcon sur le fleuve" 5/5 : Bassens, la nature résiste à l'industrie

SCIENCES EN BALADE
BASSENS
Partez à la découverte des villes avec "Un balcon sur le fleuve"

Sciences en balade - un balcon sur le fleuve - Bassens - Maite BanzoInterview de Mayté Banzo, géographe, maître de conférences à l'Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3.
Chercheuse à l’UMR ADES (Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés), elle étudie le processus d’urbanisation dans les périphéries urbaines. Elle s’intéresse aux zones naturelles et à leur valorisation.

Comment s’organise la juxtaposition de trois milieux très différents (naturel, urbain et industriel) comme à Bassens ?

Ces trois fonctions sont systématiques dans la ville, à l’échelle de l’agglomération, mais on a tendance à les penser séparées, même s’il y a des endroits où leur proximité est plus évidente. À Bassens, la fonction industrielle est remarquable, elle se voit. Ces trois fonctions cohabitent aussi à Saint-Médard-en-Jalles mais on en parle plus rarement. Toutefois, il n’y a pas beaucoup de vraies zones industrielles. La plupart du temps, ce sont des zones d’activités où l’on mélange aussi du tertiaire. À Bassens, il y a un zonage très fort qui se comprend car l’activité est liée à la Garonne. Dans les villes où il y a une vieille industrie, elle est très mêlée à l’habitat. Cela a changé à partir des années 1950 avec le fonctionnalisme, où l’on sépare toutes les fonctions en augmentant la mobilité entre les espaces.

Entre ZI ou urbanisation, qu'est ce qui influe le plus sur le milieu naturel ?

L’industrie génère une transformation de son environnement mais cela dépend du type d’industrie : celles de la première et de la seconde Révolution industrielle sont rares à Bordeaux. Elles sont les plus polluantes et ont un fort impact.
L’impact de l’urbanisation est écologique par l’imperméabilisation des sols qui entraîne une pollution par les eaux de ruissellement. L’urbanisation actuelle ne remet pas en cause la mobilité individuelle et sa consommation d’espace, d’hydrocarbures… Elle crée une contrainte sur la biodiversité car elle contrarie la circulation des flux.
Les citadins veulent un cadre de vie plus agréable, végétalisé, et ils créent une nuisance paysagère avec les lotissements à la campagne.

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