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Balade "Un balcon sur le fleuve" 4/5 : Le port : de la guerre aux croisières

Balade "Un balcon sur le fleuve" 4/5 : Le port : de la guerre aux croisières

SCIENCES EN BALADE
BASSENS
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C’est en 1911 que le port de Bordeaux s’intéresse au site de Bassens, dont la profondeur des eaux (plus de dix mètres) en fait un lieu intéressant pour implanter des quais supplémentaires. En 1915, 400 m de quais sont construits. En 1916, le premier cargo peut apponter mais c’est en 1917 que le port va vraiment prendre son essor. En avril, les Etats-Unis entrent en guerre et ils ont besoin de ports pour acheminer hommes et matériels. Ils choisissent Bassens pour débarquer leur matériel mais le quai existant est trop petit.
En huit mois, en travaillant 24 heures sur 24, entre 4 et 8 000 « Sammies » des Labour Battalions vont construire 1 300 mètres de quais en aval de celui déjà existant. C’est le « New Bassens », qui correspond actuellement au quai de Vial. Les premiers cargos transportant armes, véhicules et chevaux débarquent cinq mois après le début des travaux. Il y en aura 640 qui feront la navette pendant la durée de la guerre et ils révolutionnent la zone.
Car lorsque l’armée américaine plie bagage en 1919, abandonnant 95 % de son matériel derrière elle, elle aura déchargé plus de véhicules qu’il y en avait dans toute la Gironde à l’époque. Surtout, elle laisse des infrastructures portuaires performantes, dont des grues ultra-modernes capables de décharger 6 600 tonnes de matériel par jour, des milliers de mètres carrés d’entrepôts et des voies ferrées de liaison dont le noeud ferroviaire, au lieu-dit Sabarèges, est toujours utilisé de nos jours. Le « Old Bassens » agricole n’existe plus et le port va devenir le centre de la vie communale.

 

Trois kilomètres de quais

 

De nos jours, le port de Bassens est l’un des six sites du Grand port maritime de Bordeaux (GPM), sixième port de commerce métropolitain, qui a remplacé le Port autonome en 2008 (les autres sites sont Le Verdon, Pauillac, Blaye, le Bec d’Ambès et Bordeaux). Il est le deuxième site bordelais en terme de tonnage après Ambès. Il  s’étend sur trois kilomètres de quais. Même si la quasi-totalité des terrains de la ZI appartient au GPM, le port en tant que tel n’occupe qu’une frange étroite au bord de l’eau, délimitée par la route départementale. L’une de ses installations les plus spectaculaires est la forme de radoub, longue de 247 mètre, large de 34 et profonde de 18. Construite en sept ans, achevée en 1965, elle était destinée à la réparation de bateaux mais n’a que très rarement servi à cet usage car, même si elle peut accueillir des navires de 45 000 tonneaux, elle est trop petite pour les bâtiments actuels. Malgré tout, elle a servi à la construction de plateformes offshore et elle est utilisée actuellement pour bâtir les embasements du futur pont Bacalan-Bastide.
Mais le port ne reçoit pas seulement des navires de commerce. Le premier bateau de croisière, l’Europa, a accosté en septembre 1985. Depuis, cette activité se poursuit et la mairie de Bassens souhaite la développer.

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