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Balade "Un balcon sur le fleuve" 3/5 : La zone industrielle

Balade "Un balcon sur le fleuve" 3/5 : La zone industrielle

SCIENCES EN BALADE
BASSENS
Partez à la découverte des villes avec "Un balcon sur le fleuve"

Au XIXe siècle, depuis le tertre de Panoramis, on avait une vue imprenable sur la palud de Bassens avec ses vignes et ses exploitations agricoles. En 1853, ce paysage bucolique est bouleversé par le passage de la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux qui coupe la commune en deux et isole les exploitations.
La fin de l’agriculture est consommée lorsqu’en 1913, l’UCBB (Union commerciale Bordeaux-Bassens) s’installe, bientôt suivie d’une poudrerie (1915) et d’Everite, société d’amiante-ciment qui, fuyant les combats, s’installe ici en 1917. Dans les années 20-30, l’industrialisation est intense.

Aujourd’hui, de ce même tertre, la vue embrasse presque entièrement les 600 ha de la zone industrielle qui occupe 60 % du territoire communal. Plus de soixante entreprises y sont installées mais l’on distingue encore, comme deux tours médiévales sous le pylône de haute tension à droite, les locaux de l’UCBB qui, elle, n’existe plus.

De gauche à droite, la ZI aligne des tranches bien marquées correspondant aux terminaux portuaires. Légèrement sur la gauche, elle débute avec la zone à grumes où sont entreposés des bois tropicaux et du nord de l’Europe.

 


300 000 tonnes de pin

 

Depuis 2009 et la tempête Klaus, elle stocke aussi 300 000 tonnes de pin des Landes exportés vers la Chine. Suit une zone à dominante BTP où l’on exporte notamment vers la Finlande du quartz qui servira à Nokia pour la fabrication de portables.
Plus on va vers la droite, plus les zones sont spécialisées. L’agroalimentaire suit avec notamment les immenses silos gris de la SPBL qui entrepose des céréales et, de plus en plus, des granulats pour le BTP. Les silos blancs sont ceux de Saipol, filiale de Lesieur, qui achemine par péniche ses oléagineux triturés vers Bacalan où ils sont embouteillés.
Bassens est le premier port de céréales en France.

Vient alors la zone d’hydrocarbures avec notamment les 60 ha de Michelin, l’une des deux seules unités dans le monde qui produise du caoutchouc synthétique. Depuis peu, elle récupère la chaleur des incinérateurs de Véolia qui la jouxte et économise ainsi 30 % de sa consommation de charbon. Le bout de la zone, que l’on distingue à peine, est dédié aux équipementiers automobiles qui occupent 20 hectares : ils achèvent l’aménagement des véhicules venant des constructeurs et les acheminent directement vers les concessionnaires.

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