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Trois œuvres, trois styles

Trois œuvres, trois styles

Dossier réalisé dans le cadre de "SCIENCES EN COLLÈGES 2014" par les élèves de 3e B du collège Léonard de Vinci de Saint-Aubin-de-Médoc, avec l’aide de leurs professeurs Sonia Perrin (Français), Carole Barbier (Arts plastiques), Nathalie Frey (SVT) et Denis Montané (Histoire-Géo).

Le bâtiment du musée d’art contemporain de Bordeaux, le CAPC est ponctué d’œuvres dites « in situ », soit des œuvres conçues spécialement en fonction du lieu d’accueil. Elles ont été commandées par la CAPC et pensées pour ce lieu dans une démarche architecturale et en fonction de l’espace. Nous sommes allés découvrir trois d’entre elles très différentes aussi bien par leur taille, leur poids, leur matière que leur couleur. Nous les avons observées, décrites et analysées.

L’œuvre la plus marquante était la peinture murale de Keith Haring, soit un graffiti sur un mur en béton situé dans l’ascenseur et en deuxième, le placard à balai de Boltanski reconverti en exposition photographique. Deux œuvres très différentes : l’une de grande taille et très colorée, l’autre, de petite taille en noir et blanc. Nous nous sommes attardés de même sur les sculptures en bois de Laurent Le Deunff situées sur la terrasse.

Cette visite nous a permis de découvrir différentes façons d’exprimer l’art et différentes matières et tailles que les œuvres d’art peuvent prendre ainsi que l’évolution de l’art en fonction des époques et surtout du lieu où il prend forme.

 

Lorsqu’on prend l’ascenseur au CAPC, défile sous nos yeux, lorsqu’on monte ou descend, la peinture murale de Keith Haring réalisée sur un mur en béton. Elle s’étend verticalement sur deux étages. On peut y voir un homme dessiné avec de gros traits rouges à la manière du Pop art. On ne voit pas l’œuvre dans sa totalité mais seulement certaines parties au fur et à mesure que l’on descend, ce qui nous a amené à reprendre plusieurs fois l’ascenseur pour pouvoir bien l’observer. Du fait du mouvement, on a l’impression de regarder une vidéo, un dessin animé ou une BD. L’artiste a sans doute voulu donner une impression de grandeur et de vertige.

 

On découvre l’œuvre de Christian Boltanski dans l’escalier qui mène à la terrasse. Appelée « Pour mémoire », cette œuvre se situe dans « le placard à balais de Dédé », une pièce fermée à clé. Pour voir cette œuvre, il faut s’approcher et regarder à travers une très petite vitre, un fenestron. On peut alors découvrir beaucoup de cadres avec des photos en noir et blanc qui représentent surtout des scènes de vie de famille, notamment des bébés et des enfants qui sourient. Il y aussi des objets personnels, des chaussettes, des pierres, des timbres... Le fait de voir à travers cette petite vitre donne la sensation d’entrer dans l’intimité des gens. Le fait qu’on ne puisse pousser la porte et entrer renforce cette idée d’intimité et donne l’impression de claustrophobie ou que ces souvenirs finalement ne sont pas vraiment accessibles.

Sur la terrasse du CAPC, s’aligne la série de totems de Laurent Le Deunff, artiste qui vit et travaille à Bordeaux. On peut voir en haut de quatre colonnes, des têtes d’élan, de morse, d’ours et de narval. Cette œuvre apparaît assez imposante par ses dimensions : chaque totem s’élève à près de 2,5 m de haut. Cette impression est renforcée par le fait que ce soient des animaux sauvages qui ont des traits assez grossiers et par l’utilisation d’un matériau brut et primaire, le bois. Pour regarder cette œuvre, on est obligé de se reculer et de se mettre en diagonal pour voir l’ensemble. C’est une œuvre en volume et le regard se perd sur l’œuvre mais aussi sur la terrasse et le ciel. L’artiste a voulu représenter une scène de trophées de chasse, mais également, avec humour, faire allusion à un objet de consommation car ces totems font penser aux distributeurs de bonbons PEZ.

 

Malthide Grandsart, Clara Ghersi, Pierre Sibé, Corentin Rubio, Clara Chevalier, Thomas Brice.