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Les phares sont-ils toujours utiles ?

Les phares sont-ils toujours utiles ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Les phares sont un peu comme les églises. Quand on fait du tourisme sur nos côtes, on imagine mal de ne pas jeter un coup d’oeil au phare du coin pour se donner une idée du patrimoine local. Eux aussi sont souvent fermés, à moins qu’ils ne servent de musées. Car les gardiens de phare ont depuis longtemps déserté – à regret – lesdits témoins de notre histoire.

Mais aujourd’hui, au-delà de la traditionnelle carte postale, il y a de quoi se demander s’ils sont toujours utiles, sauf pour les randonneurs des chemins côtiers. Véritables anges gardiens pour les marins depuis la Grèce antique, on ne voit pas très bien quelle serait leur utilité pour les gens de mer à l’heure des radars, GPS et autres technologies du XXIe siècle.

Il y a de quoi, pourtant, remiser nos préjugés. Car les phares sont toujours une aide précieuse à la navigation. Sur les 130 phares français, 30 sont encore considérés comme de véritables aides à la navigation en pleine mer grâce au signal lumineux qu’ils émettent, visible à plusieurs milles de nos côtes. Les autres servent avant tout à la navigation à proximité des côtes, à l’approche des ports ou des estuaires.

6 000 signaux

Depuis leur automatisation, lancée dans les années 1980, les phares n’ont pas besoin de tout l’espace qui avait été aménagé pour leur fonctionnement : production d’énergie, logement des gardiens…
L’utilisation de ces pièces par des associations ou des collectivités locales ne doit pas faire oublier que la partie haute est toujours en activité, surveillée par télécontrôle.

Classés en trois catégories, les phares de mer, de ville et les phares intermédiaires (estuaire, cap…) sont complétés par plus de 6 000 bouées, balises et autres tourelles.
Nommés « établissements de signalisation maritime » (ESM), ils sont gérés par le Service des phares et balises, créé par Napoléon en 1806, qui les maintient toujours en service.
L’intérêt de tous ces ESM ? En cas de panne électrique du bateau, le tant redouté « lock-out », les marins reprendront leurs anciens réflexes. Grâce aux signaux lumineux, à leur fréquence et à leur rythme distinctifs, les navigateurs peuvent se repérer, distinguer le chenal d’accès au port ou encore reconnaître les zones de danger. Ces feux ne sont donc pas près de s’éteindre.

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest.
http://www.sudouest.fr/lemag/

Crédit photo : Pierre Baudier

 

Alexandre Marsat

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