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Qu’est ce qu’un glacier ?

Qu’est ce qu’un glacier ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Jamais on ne s’est autant préoccupé des glaciers que depuis qu’ils risquent de disparaître. Pour autant, si tout le monde sait désormais que ceux des Pyrénées n’ont plus que quelques décennies à vivre, on ignore généralement ce qu’ils sont. Certes, comme son nom l’indique, un glacier est composé de glace. Facile. Mais comment est-elle arrivée là ? Du ciel : la glace, c’est de la neige qui, sous l’effet de plusieurs actions, s’est durcie. D’abord, pour les couches superficielles, sous l’effet de la chaleur qui, à la belle saison, fait fondre les cristaux le jour pour les geler la nuit. Ensuite, lorsqu’il n’y a pas de dégel, sous le poids de la neige accumulée qui brise les cristaux et les compacte pour former de la glace. Entre les deux états, c’est le névé, plus compact que la neige mais moins que la glace.

Pouvoirs magiques

Pour que cette glace se forme et devienne glacier, il faut que la neige s’accumule et que la quantité qui tombe soit supérieure à celle qui va fondre. En zone tempérée, c’est parce qu’il neige beaucoup que cela compense la fonte importante. En Antarctique, où il ne neige que quelques centimètres par an, cela suffit à constituer des glaciers de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur car la neige ne fond jamais. Pour assurer la pérennité d’un glacier, on estime généralement que les deux tiers de sa surface doivent se situer en zone d’accumulation. Actuellement, même dans les Alpes, ce chiffre est tombé à un tiers.
Entre la zone d’accumulation, en haut, et celle d’ablation, en bas, qui voit la glace se transformer en rivière, c’est la zone de transport qui se comporte comme un fleuve de pâte à modeler : s’il descend trop rapidement, il casse et forme des crevasses. Cette partie en mouvement du glacier descend à une vitesse de quelques centimètres par jour.
Sa vitesse dépend du poids de la glace et de la pente : plus la pente est raide et le poids élevé, plus le glacier est rapide. Et ce d’autant plus que poids et vitesse réchauffent la glace, la font fondre et que l’eau souterraine ainsi formée joue un rôle de lubrifiant entre la roche et lamasse au dessus, qui surfe sur l’eau. L’érosion provoquée par ces fleuves mous est à l’origine des vallées montagnardes creusées durant les périodes glaciaires. À l’origine aussi de ces rochers incongrus et isolés auxquels on attribuait des pouvoirs magiques, qui parsèment certaines plaines, parfois à des centaines de kilomètres d’un massif montagnard : ils sont les restes de roches charriées par la glace et transportées durant les aires glaciaires.
Pour le voyage retour, c’est fichu !