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Trois Bordelais ont participé à la découverte de Kepler-186f, "la Terre jumelle"

Vue d'artiste de l'exoplanète Kepler-186f, de la taille de la Terre, découverte par une équipe de la Nasa et des Bordelais du LAB, Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (AMES / JPL-CALTECH / T. PYLE / NASA)

La découverte d’une planète Kepler-186f, d'une taille similaire à la Terre et avec une forte probabilité qu’elle soit dotée d’eau à l’état liquide a été réalisée par une équipe internationale dirigée par une astronome de la Nasa. Parmi cette équipe, trois chercheurs sont rattachés au laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux), situé à Floirac (voir les articles ci-dessous) : Franck Selsis, Sean Raymond et Emeline Bolmont.

Pour cette dernière : "vu la petite taille de cette exoplanète, il y a de grandes probabilités qu'elle soit rocheuse et qu'elle ait une atmosphère. Si cette atmosphère offre de bonnes conditions, l'eau peut exister à l'état liquide en surface". De nombreuses analyses devront être menées pour confirmer cette hypothèse mais cela devra attendre car "pour être sûr qu'elle soit rocheuse il faudrait avoir la masse de la planète ce qui n'est pas possible avec les instruments actuels".

Le télescope James Webb qui entrera en service en 2018, plus puissant que l’actuel Hubble, pourrait permettre d’étudier la composition de certaines exoplanètes et leur atmosphère.

 

1800 exoplanètes découvertes

Depuis 1994, pas moins de 1800 exoplanètes ont été découvertes mais seulement une vingtaine sont en orbite autour de leur étoile dans une zone dite « habitable », c’est à dire comme on la connaît pour la Terre soit une zone où la température peut autoriser la présence d’eau à l’état liquide.
Cette vingtaine de planètes sont beaucoup plus grandes que la Terre ce qui empêche de savoir si elles sont gazeuses ou rocheuses.
Kepler-186f est elle 1,1 fois grande comme la Terre et fait partie des planètes rocheuses du type de la Terre, de Venus ou de Mars.

L’astronome de la Nasa, qui a dirigé cette recherche, Elisa Quintana explique : « Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante c'est le fait que cette planète est de taille terrestre en orbite autour d'une étoile dite naine rouge, plus petite et moins chaude que le Soleil, dans la zone tempérée ». C'est cela qui permet donc aujourd'hui de penser que de l'eau à l'état liquide peut s'y trouver.

Reste à attendre les futures analyses pour ouvrir l'imagination aux rêves d'espace...

 

Alexandre Marsat

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