Votre version d'internet explorer est obsolette, veuillez mettre votre navigateur à jour pour accéder à ce site.

Mettre à jour

Comment fonctionne un télésiège ?

Comment fonctionne un télésiège ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

C’est quand même une bien belle invention que celle qui permet, en y posant juste ses fesses, d’être immédiatement envoyé vers le ciel, quand bien même ce n’est pas le septième.
Tellement facile d’utilisation que l’on ne pense même pas à se demander comment cela fonctionne, et, même si c’était le cas, on aurait du mal à savoir de quoi on parle. Parce que la famille des remontées mécaniques est aussi vaste que les possibilités de s’envoyer en l’air, même accroché à un câble.
Pour faire simple, on trouve deux grandes catégories : les appareils au sol et les appareils téléportés. Au sol, c’est principalement le téléski (ou tirefesses) : on attrape une perche accrochée au bout d’un câble, sur laquelle on pose inconfortablement lesdites fesses et on se laisse tirer en gardant ses skis au sol.
En l’air, c’est tout de suite plus compliqué : le téléphérique est une cabine fermée de grande capacité (jusqu’à 200 personnes) et le câble qui le porte va alternativement dans un sens puis dans l’autre ; les télécabines sont également fermées mais elles sont plusieurs sur un câble qui tourne toujours dans la même direction ; enfin, les télésièges sont ouverts sur l’extérieur et ont le même système de locomotion que les télécabines, avec un câble unidirectionnel.
Voilà pour la typologie.

Histoire de câble

Voyons maintenant le noeud du problème : le câble. On n’y pense jamais mais c’est lui qui fait l’essentiel du travail et a permis la multiplication de ces télé-quelque chose. Car, jusqu’au XIXe siècle, si le principe d’une cabine tractée par un câble était connu depuis longtemps (on parle du XIIe siècle au Japon), la charge qu’il pouvait porter était limitée par la fragilité de la corde.
L’invention du toron en acier change la donne : cet ensemble de fils entortillés ensemble autour d’un fil axial (« l’âme ») peut porter des charges beaucoup plus lourdes. De fait, le premier funiculaire urbain français est inauguré en 1862 à Lyon.
C’est donc ce même filin qui porte le télésiège. Selon plusieurs principes : s’il n’y a qu’un câble, il porte la cabine et la tracte à la fois. La cabine y est accrochée de manière fixe et le fil est entraîné par une poulie motorisée située aux stations haute et basse du parcours. Pour permettre la montée et la descente des voyageurs, soit on stoppe la poulie, soit les attaches sont débrayables et l’ensemble du dispositif continue à la même vitesse alors que la cabine en station est désolidarisée de l’ensemble.
Autre possibilité : la cabine glisse sur un filin immobile pendant qu’un autre câble la tracte. Comme quoi, monter vers le ciel ne tient souvent qu’à un fil.

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest.
http://www.sudouest.fr/lemag/

Crédit photo : Pierre Baudier