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Le ski est-il une simple planche taillée ?

Le ski est-il une simple planche taillée ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Le ski n’a pas toujours été une question d’agilité et de vitesse. Quand il n’était encore qu’un mode de déplacement et non un sport de descente, les planches longues de 3 à 4 mètres étaient somme toute assez simples, quoique taillées sur mesure. Impossible de dévaler les pentes en virages serrés…
Mais, au milieu du XIXe siècle, le Norvégien Sondre Norheim crée le télémark en raccourcissant ladite planche et permet au talon de se soulever pour tourner par fléchissement de la jambe. Il invente la fameuse taille de guêpe, qui ouvrira la voie aux skis paraboliques. Ramenés en France à la fin du XIXe, ils sont adaptés aux pentes plus raides des Alpes.
Si le ski alpin commence à prendre, dans les années 1920-1930, les innovations vont faire quitter les spatules des menuiseries d’alors. Le premier ski stratifié en fibre de verre, sur un noyau en bois lamellé-collé, sort des célèbres ateliers de Rossignol en 1964 avant de s’imposer sur les pistes, car il donne de nouvelles sensations sur la neige et facilite surtout les trajectoires.

Du bois à la fibre de verre

De structure composite, mêlant un alliage aluminium, fibre de carbone, titane, acier, kevlar, fibre de verre, colle haute résistance… chaque constructeur ne cesse d’innover en s’appuyant sur les secteurs industriels de pointe pour se distinguer et s’adapter aux pratiques. Le tout pour amener plus de résistance, tout en transmettant au mieux les efforts.
Car il y a autant de skis que de disciplines, voire même que de pratiquants. Ski alpin, ski de fond, saut, freeride, freestyle, slalom… les matériaux et la forme diffèrent, mais on peut résumer sa structure à trois parties. La seule à être invisible est le noyau. Au coeur du ski, il apporte la rigidité nécessaire. C’est pourquoi certains utilisent encore le bois. Les deux carres du ski, sur les deux côtés, sont affûtées pour la prise de virage selon les disciplines.
Enfin, la semelle, comme celle d’une chaussure, est au contact du sol, donc de la neige. Rainurée dans le sens de la glisse, c’est elle qui va permettre d’évacuer la neige qui fond par l’action du ski sur la poudreuse, et donc d’augmenter la vitesse. C’est pour cela que l’on farte la semelle comme une planche de surf : le corps gras du fart empêche l’eau d’adhérer et développe la glisse. Bref, matériaux et forme, ça farte tout schuss !

photo credit: f-l-e-x via photopin cc

Alexandre Marsat

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