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Quand Aerocampus Aquitaine va former des jeunes à Dubaï

Voici la maquette de la future cité aéronautique de Dubaï. 120 millions de passagers devraient transiter ici.

Dubaï veut devenir le premier aéroport au monde d’ici 2035. L’actuel, qui accueille 60 millions de passagers par an, est saturé. Et, celui que les autorités sont en train de construire a pour objectif d’atteindre rapidement les 120 millions de voyageurs. « Il y a cinq pistes, alors qu’aujourd’hui aucun aéroport ne dispose de plus de quatre pistes », s’émerveille Denis Guignot, président d’Aerocampus Aquitaine. Mais, plus qu’un aéroport, c’est une véritable cité aéronautique qui s’érige ici. Une immense usine de maintenance va aussi voir le jour juste à côté. Un investissement global de…33 milliards de dollars ! Toutes les pièces des avions seront réparées sur place, de la cafetière au moteur. Mais, pour cela, il faut former de la main d’œuvre qualifiée, qui viendra des pays voisins. Et Dubaï veut les meilleures écoles du monde dans son cluster éducation, le « Dubaï Aerospace Institute of Technology ».


400 jeunes techniciens formés chaque année

Aerocampus Aquitaine a été sélectionné pour former 400 techniciens à la maintenance aéronautique, dont 200 diplômés chaque année. L’accord a été signé ce dimanche soir 17 novembre 2013 au « Dubaï Air Show » avec Rashed Buqara'a, chef de l'exploitation de Dubaï World Central Aviation (DWC). « Cela va nous apporter 4 millions d’euros de chiffre d’affaires », se félicite Jérôme Verschave, directeur général d’Aerocampus Aquitaine. Une belle réussite après seulement deux ans d’existence. « Avant le rachat du site par la Région Aquitaine, cet ancien centre de la Direction générale de l’armement devait fermer ses portes », rappelle-t-il. C’est à l’évidence le début d’une belle aventure et ce modèle a vocation à se développer dans d’autres pays.

 

Dimanche soir au Dubaï Airshow, Aerocampus Aquitaine a signé une convention avec Dubaï World Central Aviation (DWC) pour former 400 techniciens par an à Dubaï.


40 avions à maintenir chaque mois

A Dubaï, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, les débouchés sont là. Tout a été pensé dans les moindres détails pour ce gigantesque projet. Le business plan séduit aussi bien les Asiatiques que les Européens. Les pièces seront acheminées par bateau. A cet effet, un port en eaux profondes va être construit. D’ici 2018, 1 300 jets d’affaires et 800 hélicoptères devraient se poser ici. L’objectif, réaliste, est de récupérer au moins 20% de la maintenance de ces avions, ce qui représente 40 avions par mois. Un chiffre jamais atteint !

 

Plus de 150 milliards $ de commandes dès le premier jour du salon
Ces chiffres peuvent paraître très optimistes, mais ils correspondent à la montée en puissance de Dubaï, qui a su sortir de la crise de 2008. D’ailleurs, Dubaï Airshow est devenu le quatrième salon aéronautique au monde. Tous les grands industriels français vous le diront : « il faut être là ». « Ce sont des marchés à forte croissance », souligne Pierre-Eric Pommellet, vice-président de Thales, en charge des systèmes de mission de défense. C’est un signe qui en dit long, le premier client d’Airbus pour l’A380, ce sont les Emirats arabes unis. Dès le premier jour de ce salon, Airbus et Boeing ont enregistré 500 commandes pour un montant de 162,6 milliards de dollars au prix catalogue. Avec une belle surprise pour Airbus, qui ne s’attendait pas à ce que Emirates lui commande cinquante A380, qui donneront du travail aux entreprises aquitaines.