Votre version d'internet explorer est obsolette, veuillez mettre votre navigateur à jour pour accéder à ce site.

Mettre à jour

Pourquoi le kiwi est cultivé sur les bords de l’Adour ?

Pourquoi le kiwi est cultivé sur les bords de l’Adour ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Il se mange à la coque ou vient agrémenter de ses saveurs et de ses couleurs les premières salades de fruits. Le kiwi se définit par soustraction. Il n’est pas rond et dur comme la pomme. Ni mou et allongé comme la banane. Ni acide. Et encore moins amer. Les Français en sont friands, même s’il ne pousse pas sous nos latitudes.
Sauf que la France en produit 100 000 tonnes chaque année. En réalité, dire qu’il ne se plaît pas sous notre climat serait plus juste. Et c’est bien pour cela qu’il est cultivé dans les pays de l’Adour, dans un rayon de 15 kilomètres en remontant le fleuve. Là où un microclimat particulier permet au fruit de venir à maturation sans subir les contraintes climatiques.
Les 350 kiwiculteurs qui produisent pas moins de 25 % de la production française de kiwis des deux côtés de l’Adour, dans les départements des Landes, des Pyrénées-Atlantiques et du Gers, connaissent tous l’histoire de son introduction dans le bassin.
Au printemps 1965, l’ingénieur agronome Henri Pedelucq, rentré de son service militaire au Maroc, tente d’implanter différentes espèces : le tamarillo, le fruit de la Passion et le kiwi. Seuls les plants de ce dernier passeront l’hiver. Grâce à ce pionnier, c’est le début d’une longue aventure.

Forte teneur énergétique

Le kiwi n’a pas choisi au hasard sa terre d’adoption. Le microclimat de cette dernière procure peu de gelées précoces et rend tardives celles d’automne. Ainsi, ce fruit qui se ramasse en octobre-novembre peut être récolté avec un taux de sucre supérieur à celui que permettent les autres régions.
Enfin, l’humidité des environs de l’Adour et les sols alluvionnaires des vallées et coteaux du fleuve, bien drainés et fertiles, sont parfaits pour son développement.
Autant de caractéristiques pour le « kiwi de l’Adour », aujourd’hui récompensé par un Label rouge et une indication géographie protégée (IGP).
Consommé de novembre à juin, il dépasse de loin tous les autres fruits par sa teneur et sa diversité énergétique : des fibres, de la vitamine E, des carotènes, du magnésium… et bien entendu de la vitamine C, à un taux deux fois supérieur aux agrumes.
Alors, à vos couteaux ou petites cuillères ! Et si les kiwis ne sont pas assez mûrs à votre goût, placez-les à côté de pommes ou de bananes. L’éthylène dégagé par ces fruits favorisera sa maturation.

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest.
http://www.sudouest.fr/lemag/

Crédit photo : Pierre Baudier

Alexandre Marsat

Voir son profil