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Un acteur unique pour développer les brevets en Aquitaine

Stimuler l’innovation en Aquitaine et valoriser la recherche publique par l’accompagnement du transfert de technologie,… Aquitaine science transfert est un acteur incontournable de la recherche publique.

Stimuler l’innovation en Aquitaine et valoriser la recherche publique par l’accompagnement du transfert de technologie,… Aquitaine science transfert est un acteur incontournable de la recherche publique.
Cette société d’accélération du transfert de technologie (SATT), qui a commencé ses activités en septembre 2012, est une filiale commune de l'Université de Bordeaux, de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, et des sites aquitains du CNRS et de l'Inserm. Elle regroupe pas moins de 83% des chercheurs aquitains.
La présidente d’Aquitaine science transfert, Maylis Chusseau, présente le rôle de cette nouvelle société.


A partir de quels constats est née la nécessité de créer des sociétés d’accélération de transfert de technologie (SATT) sur le territoire français ?

Maylis Chusseau, présidente d’Aquitaine science transfert : "notre objectif c’est donc bien d’accroitre le nombre de brevets et la qualité en ayant une approche plutôt axée marché"Quand on compare les indicateurs sur le nombre de brevets déposés en France, on est en déficit par rapport aux autres pays. In fine, l’efficacité pour utiliser les résultats de recherche par le monde socio-économique et développer les innovations est elle aussi insuffisante.
Une fois ces constats réalisés, le premier objectif fixé est l’emploi et la compétitivité. Pour cela, il faut mieux s’organiser et être plus professionnel dans le domaine du transfert de technologie ou des résultats de recherche.
Jusqu’à maintenant, on retrouvait différents acteurs de valorisation sur les sites universitaires.

La mise en place d’une filiale commune à plusieurs sites universitaires et des organismes nationaux de recherche était donc nécessaire. On créé ainsi un effet de simplification au sein des sites universitaires à la fois pour les chercheurs et les entreprises. Il y a donc aujourd’hui un seul interlocuteur, là où on en avait plusieurs.

Par ailleurs, les politiques de développement de l’innovation constatent que la présence d’écosystèmes de l’innovation à l’échelle d’un territoire est souvent plus efficace.
La dernière idée des SATT est donc de développer un outil de proximité qui puisse être à l’interface d’un site universitaire : à proximité des chercheurs d’une part et du monde socio-économique qui entoure ce même site universitaire, d’autre part.

En Aquitaine, comment est mise en place la SATT Aquitaine science transfert et quels sont ses principaux métiers ?

Aquitaine science transfert se substitue à Aquitaine valo qui était déjà un service mutualisé à l’échelle du Pres de Bordeaux (ce qui est un véritable avantage) mais aussi au service de valorisation de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. On travaille aussi pour le CNRS et Inserm. Ce qui fait que l’on concentre pas moins de 83% des chercheurs aquitains.

L’intégralité de ces chercheurs aura avec Aquitaine science transfert un interlocuteur principal pour initier leur processus d’activité de transfert.
Le premier métier que l’on met en œuvre c’est l’accompagnement des chercheurs dans l’élaboration des contrats qui vont encadrer la relation de recherche qu’ils vont avoir. Cette relation va générer un résultat qui sera partagé avec l’industriel et dont on va définir les modalités d’exploitation. 

Le deuxième métier, c’est le développement du portefeuille de titres. On va augmenter et accroître le nombre de logiciels et de brevets déposés à l’échelle du territoire aquitain. Et, ce qui ne pourra pas être protéger par un titre, on le protégera par savoir-faire. On fera en sorte que ces informations ne soient pas divulguées dans des publications trop tôt, si elles peuvent donner lieu à des exploitations commerciales par une entreprise.
Ensuite, on sera amené à gérer les portefeuilles de titres en copropriété entre les établissements publics et les industriels.
Et in fine, l’objectif est donc de pouvoir traduire ces résultats de recherche en résultats exploitables par le monde socio-économique.
Un autre aspect de notre métier c’est de rendre viable ces inventions en termes d’ingénierie de projets sur les parties propriété intellectuelle, marchés applicatifs et maturité technologique.
Bref, on va apporter une expertise pour donner un sens et une valeur aux résultats de la recherche publique.

Quels sont vos premiers défis et le nombre de dépôts de brevets envisagé ?

Aujourd’hui, nos partenaires déposent une trentaine de brevets par an. Notre objectif d’ici quatre ans c’est d’arriver à une soixantaine de dépôts de brevets et logiciels par an, à l’échelle du territoire aquitain.

Pour cela, la première étape est la sensibilisation des chercheurs au transfert de technologie : donner envie à un plus grand nombre de chercheurs de valoriser leurs résultats auprès du monde socio-économique pour y trouver un usage et créer des emplois.
La deuxième étape c’est d’ouvrir les bons tiroirs  dans les laboratoires. Pour cela, on va s’appuyer sur l’ensemble des réseaux du monde socio-économique qui entourent les sites universitaires pour bien connaître les besoins du marché. L’objectif étant plutôt d’ouvrir les tiroirs qui correspondent aux besoins exprimés ou, du moins, qui seront susceptibles de donner demain des innovations sur des marchés en croissance ou en émergence.

On va solliciter des chercheurs qui peuvent répondre à ces besoins pour voir s’ils n’auraient pas des résultats de recherche qui pourraient être exploitables par ces industriels.
L’objectif c’est donc bien d’accroître le nombre de brevets et la qualité en ayant une approche plutôt axée marché, et de rendre viable ces inventions pour qu’un industriel ait envie de s’y intéresser.

Alexandre Marsat

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