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Un archéologue en ses terres

Rencontre avec Didier Coquillas-Sistach, docteur en histoire, archéologie et en histoire de l’environnement, spécialiste de l’évolution des paysages et médiateur scientifique à l’association « Terre et Océan »

Rencontre avec Didier Coquillas-Sistach, docteur en histoire, archéologie et en histoire de l’environnement, spécialiste de l’évolution des paysages et médiateur scientifique à l’association « Terre et Océan »

Article réalisé dans le cadre de "Sciences en collèges" par Anne-Sophie Pinto Rouxinol, Philippine Caillaud du collège du "Val de Saye" de Saint-Yzan de Soudiac.

« A sept ans, je ramassais déjà des fossiles à Bourg-sur-Gironde puis j’ai rencontré dans ce village un vieux monsieur, un menuiser qui possédait des vitrines remplies de coquillages et de fossiles. C’est à ce moment-là que je me suis dit : C’est ça que je veux faire plus tard »  explique Didier Coquillas-Sistach en nous faisant de plus une drôle de confidence qui explique sa vocation. « Mon père était fossoyeur au cimetière de Boug-sur-Gironde et moi, je suis devenu archéologue pour déterrer les gens ».

Quand Didier Coquillas-Sistach nous parle de son métier, on sent qu’il est passionné. La preuve : il est devenu docteur en histoire et archéologie après des études à l’université Bordeaux 3 à la Maison de l'Archéologie (Ausonius) et à l'université Bordeaux 1 au laboratoire de géologie et océanographie. Pendant trois ans, il a également travaillé au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

« Pendant ces années d’études, on m’a demandé d’étudier le territoire de Haute Gironde. Au départ j’avais honte de revenir à Saint-Ciers, honte de ce fonds de campagne, de ces marais dont je suis originaire. Mais grâce à ce travail de recherche, j’ai découvert tout l’intérêt et la richesse de cette terre. Et finalement elle me représente bien et me ressemble ».

Cependant Didier Coquillas-Sistach ne reste pas au CNRS. En 2000, il rejoint l’association « Terre et Océan » pour devenir médiateur scientifique. En parallèle, il poursuit un travail de recherche sur « les sources miraculeuses et à dévotion de l’Antiquité moderne a aujourd’hui ». Fouiller, chercher, Didier Coquillas-Sistach a ça dans la peau. Il garde un souvenir ému de certaines découvertes effectuées lors de ses fouilles passées: une pièce romaine de Constantin, une fiole en verre pour de l’eau bénite datant du Moyen Age et trouvée dans une tombe... C’est plus fort que lui, cet archéologue ne peut s’empêcher de regarder le sol. « Quand je descend la rue Sainte-Catherine jusqu’à la Victoire à Bordeaux, vous ne pouvez imaginer tout ce que je trouve par terre. Je passe mon temps à regarder mes pieds quitte à me prendre des poteaux d’ailleurs », conclue-t-il avec le sourire.