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Le butin des butineuses

Les butineuses

Désormais, la pollinisation des abeilles se monnaie. Certains agriculteurs ont recours à un service payant pour se procurer des ruches.

Installé à Sainte-Bazeille (47) depuis 1992, Christophe Segrestan n’a pas toujours fait appel à des abeilles pour polliniser ses vergers de pommiers et pêchers de l’EARL Peyreton. « C’était pour des problèmes de coût. Mais je me suis rendu compte que j’avais des récoltes insuffisantes. » Ce n’est que depuis une douzaine d’années qu’il a recours aux ruches, pour ses pommiers du moins, « parce que les pêchers sont auto-fertiles. » Depuis, il évalue « de 15 à 20% » les gains de production réalisés à l’aide de la pollinisation apicole.

En Aquitaine, les deux principales coopératives de kiwis ont rendu ce mode de pollinisation obligatoire, de même que la plus grosse coopérative de colza. Christophe Segrestan, lui, a choisi de son plein gré : « Quelques jours avant la floraison, j’appelle l’apiculteur pour qu’il vienne porter ses ruches. Et il les reprend à la fin de la floraison. »

Le service est payant, il existe même un contrat-type entre agriculteur et apiculteur, mais il préfère passer par un accord oral. A charge pour lui de respecter quelques contraintes : « Quand on traite, il faut veiller à le faire lorsque les abeilles sont dans leur ruche. Et si ce sont des insecticides, je demande à l’apiculteur qu’il les reprenne avant. » Chez certains agriculteurs peu scrupuleux, la mortalité des ruches peut ainsi exploser par manque de précautions. Malgré tout, la pollinisation par les abeilles ne résout pas tout : « Cette année, il a tellement plu pendant la floraison qu’elles sont restées dans la ruche. J’ai demandé à l’apiculteur de venir les reprendre avant la fin, ça ne servait à rien. »