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La vigie des étoiles

Quatre coupoles parsèment un site qui domine la rive droite de Bordeaux.

Quatre coupoles parsèment un site qui domine la rive droite de Bordeaux.

Il règne ici comme une ambiance «steam punk», ce mélange de technologie moderne et d’esthétique désuète. Si l’observatoire de Floirac n’est plus à l’avant-garde de l’astronomie, il demeure une exceptionnelle leçon d’histoire des sciences.

Construite au 19ème siècle, la lunette méridienne est toujours en service et permet de comparer le mouvement des étoiles depuis 100 ansCar dans ce magnifique parc des hauteurs de la ville, quatre coupoles, inscrites à l’inventaire des monuments historiques, rappellent les premiers pas de l’astrophysique moderne lorsqu’en 1879, la lunette du « grand équatorial » permit des observations qui restèrent valides jusque dans les années 1980. Sous une autre coupole, à quelques mètres, la « lunette de la carte du ciel » apporta sa pierre à ce travail d’arpentage céleste achevé dans les années 30. Mieux même : la cartographie de la Lune à l’échelle d’une carte Michelin qu’utilisa la NASA pour son aventure lunaire venait en grande part d’ici; et deux planétoïdes navigant entre Mars et Jupiter y furent découverts, dont l’un porte dans l’espace le nom de « Floirac ». Enfin, c’est ici que les premiers pas de l’interférométrie furent entrepris dans les années 70, qui servent aujourd’hui de base technique à la construction du gigantesque observatoire du désert d’Atacama au Chili, le VLT (Very Large Telescope).

Acteur de la conquête spatiale

Bien sûr, désormais, seuls deux des cinq télescopes sont toujours utilisés après avoir été mis à niveau, notamment par l’ajout de caméras CCD qui remplacent l’œil et les plaques photographiques, qui ne sont plus fabriquées. Bien sûr aussi, les pollutions lumineuse et atmosphérique éloignent les étoiles de la perception. Mais l’observatoire de l’université de Bordeaux 1 est le seul au monde, avec celui de Flagstaff (États-Unis), à poursuivre l’observation routinière des planètes de notre système. Un travail indispensable pour la précision presque millimétrique que requiert la conquête spatiale.