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Des robots bon pied, bon oeil

Sur l'écran de l'ordinateur, ce que "voit" le robot : il lui faut des couleurs très contrastées pour se repérer.

Sur l'écran de l'ordinateur, ce que "voit" le robot : il lui faut des couleurs très contrastées pour se repérer.

Il y a sans doute peu de labos en France qui ont sur le sol une moquette verte et des traits blancs qui dessinent un terrain de foot. Au LABRI, laboratoire mixte CNRS, Bordeaux 1 et 2, ENSEIRB, INRIA, les participants au projet Rhoban cultivent avec délice ce côté dilettante de la science en annonçant tout de go que leur objectif est de jouer la Robot Cup, coupe du monde des robots, dans la catégorie « football ». Mais derrière ce rendez-vous annuel dont l’ambition affichée est de permettre de jouer un match équilibré entre robots et humains en 2050 , il y a bien plus qu’une blague de potaches.

Le foot, sommet de l’évolution

Une caméra comme oeil unique, son cerveau dans le dos, le robot humanoïde sait avancer debout et se relever… presque toujours.Si pour un humain, taper dans la balle est un loisir, pour un robot personnel, c’est presque le sommet de l’évolution envisageable. Car ce jeu combine tous les aspects complexes de la robotique humanoïde : la machine doit savoir se déplacer, analyser les images et repérer des éléments et, partant de là, élaborer une « stratégie » qui consiste à courir vers la balle et la frapper vers le but. Indépendamment, chacune de ces tâches est relativement simple mais c’est leur combinaison qui est complexe à orchestrer et dont l’amélioration peut permettre à la robotique personnelle (à la différence de la robotique industrielle où les machines sont monotâches) de sortir de l’ère du gadget qui impressionne. Jouer au foot implique pour le petit bonhomme maladroit de savoir s’adapter à un environnement changeant, de prendre des décisions cohérentes et, partant de là, d’être utilisable partout et pour (presque) tout.

Mine de rien, en 15 ans de Robot Cup, les machines sont désormais capables d’apprendre seules, de s’améliorer grâce à des algorithmes, à la façon de l’évolution darwinienne, par la succession « essais-erreurs ». C’est déjà mieux que d’autres joueurs de foot…