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La Garonne peut éclairer Bordeaux

La Garonne peut éclairer Bordeaux

« Energie de la lune », c’est sous ce nom évocateur que les deux amis bordelais Marc Lafosse et Jérôme Cougoul vont créer leur entreprise en cette fin février. Tous les deux diplômés d’un DEA d’océanographie en 2007 à Bordeaux 1, ils expliquent : « Nous voulons installer une ferme hydrolienne autour du Pont de Pierre de Bordeaux pour produire de l’énergie verte. »

Les deux jeunes créateurs qui travaillent sur le projet depuis un an ne s’aventurent pas en terrain inconnu. Ils connaissent la production exacte qu’une ferme hydrolienne pourrait fournir grâce à un courantomêtre installé par le Port autonome de Bordeaux sous la pyle du pont où passent les barges de l’Airbus A 380. « Dès l’installation, on peut avoir une production minimale de 4,8 gigawatt par heure, soit pas moins de 20% de l’énergie nécessaire à l’éclairage public de Bordeaux. » S’ils veulent installer des hydroliennes au niveau du pont, ce n’est pas un hasard : « Avant le pont, la Garonne est, en moyenne, profonde de 17 mètres et large de 500 mètres. Au niveau du pont et cela en moins de 20 mètres, la profondeur maximale est de 7 mètres. Il faut pourtant que le fleuve passe sous les 15 arches, le courant est alors beaucoup plus fort. On passe de 2 mètres par seconde à 3,5 mètres. »

Les hydroliennes, sortes d'éoliennes marines, ne dépasseront pas les deux tiers de la profondeur de la Garonne pour être toujours invisibles même en cas de sécheresse.
Mais les deux jeunes passionnés d'énergie verte ne veulent pas s'arrêter au simple projet de ferme hydrolienne. « Nous allons créer une filière recherche et développement avec un laboratoire de Bordeaux, pour mettre au point des hydroliennes spécifiques : adaptables aux fleuves et surtout non visibles. Nous n'aurons pas besoin d'acheter les technologies existantes mais nous en créerons d'autres », projette Marc Lafosse.

« On entend parler uniquement des Anglais qui ne cessent d'innover en la matière. Nous, ici, on veut travailler avec les compétences régionales tout en valorisant une forte identité de notre territoire, la Garonne. C'est très stimulant ».

Alexandre Marsat

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