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Polémique du fémur de Toumaï, des bactéries pour les digues,... et autres actus scientifiques

Si vous avez manqué l'actualité scientifique de la semaine, C-YourMag.net vous en propose une sélection commentée !

Polémique du fémur de Toumaï, des bactéries pour les digues,... et autres actus scientifiques

Biomimétisme : quand des bactéries renforceront les digues

Environnement. En pleine crue de la Seine et à la veille de nouveaux grands coefficients de marée, la compagnie nationale du Rhône qui exploite le potentiel hydro-électrique du fleuve explique expérimenter un renforcement des digues à partir d’une bactérie. La bactérie en question, sporosarcina pasteurii, est connue pour sa capacité à agglomérer des grains de sable. Pour Aurélie Garandet, ingénieure de la compagnie, interrogée par l’AFP, « elles pourraient remplacer à l'avenir le ciment et les résines injectées actuellement pour renforcer les digues, avec l'avantage de conserver la porosité des sols pour permettre aux nappes phréatiques de circuler ».

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Paléoanthropologie : le fémur de Toumaï créé la polémique

Toumaï est l’une des découvertes paléoanthropologiques majeure de ce début du XXIème siècle. En 2002, Michel Brunet, paléoanthropologue de l’Université de Poitiers publie dans Nature avec son équipe, les résultats de la découverte du crâne de « Toumaï » l’année précédente au Tchad. « Il est considéré comme le plus ancien ancêtre de la lignée qui a donné naissance aux êtres humains » rappelle le journaliste Nicolas Constans dans son Blog LeMonde.fr

Les analyses du trou dans le crâne découvert où vient se positionner la colonne vertébrale indique pour Michel Brunet que Toumaï est bien un bipède. Habituellement, c’est un fémur qui permet de l’affirmer avec force. Sciences et Avenir explique : « un fémur est un os de choix. Il permet notamment de confirmer si son propriétaire marchait ou non dressé sur ses deux jambes... Autrement dit s'il avait bien acquis la bipédie. Un critère essentiel pour faire partie de la famille pré-humaine. »

Or, le fémur de Toumaï existe. Roberto Macchiarelli, anthropologue au laboratoire poitevin dirigé par Michel Brunet découvre en 2004 un fémur rangé dans les caisses du laboratoire. Aujourd’hui, il demande avec d’autres spécialistes dans un texte publié dans Nature pourquoi les analyses de cet inestimable os ne sont pas diffusées.

Une histoire à retrouver dans le blog archéo du Monde et l’article de Sciences et Avenir. Le Figaro revient sur les nombreuses polémiques suscitées par la découverte de Toumaï.

 

 

Les plastiques pourraient porter le coup de grâce aux récifs coralliens

Océan. Des scientifiques américains ont publié jeudi 15 janvier 2018 dans Science une étude montrant que « le risque de maladie s’accroît de 4 à 89% quand les coraux sont en contact avec des déchets plastiques ». Le polypropylène présent dans le plastique est un véritable convoyeur de microbes, micro-organismes ou autres bactéries qui peuvent attaquer les coraux.

Une incidence qui peut être très importante comme le rappelle Le Temps : « Les coraux sont des animaux microscopiques à squelette calcaire et des agents pathogènes peuvent affecter leurs tissus délicats et perturber leur microbiome. Et d’ajouter : « une fois que le tissu corallien est perdu, il ne se régénère pas ».

 

 

Premiers hommes modernes découverts hors d'Afrique : des Bordelais ont participé à la mission

Archéologie. Deux des trois laboratoires français qui ont participé à la mission internationale ayant annoncé la découverte des premiers hommes modernes hors d’Afrique sont Bordelais. C’est la découverte d’une demi-mâchoire âgée de 180.000 ans sur le Mont Carmel en Israël qui permet de repousser la sortie d’homo sapiens d’Afrique par rapport aux découvertes précédentes. « Les résultats suggèrent que les fossiles datent d’une période comprise entre 177 000 et 194 000 ans, repoussant ainsi la première migration de l’homme moderne hors d'Afrique d'environ 60 000 ans » explique l’Université de Bordeaux sur son site.

 

Alexandre Marsat

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