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Métropole, participation politique et nature : comment se fabrique la ville ?

Quatre jours de réflexion sur la ville et son avenir dès ce mardi 14 mars 2017 : la Chaire Gilles Deleuze de la fondation université de Bordeaux offre à des chercheurs de différentes disciplines la possibilité de débattre sur le sujet. Ils dessineront les contours de son devenir, tous réunis autour du célèbre historien de l'urbanité Patrick Boucheron. 

C'est qui et c'est quoi, la ville ? Appartient-elle aux aménageurs où à ceux qui l'habitent et qui, parfois, se jouent dans leurs usages des volontés des premiers ?

Dès le départ, en novembre 2016, le ton était donné sur ce cycle de conférences la Chaire Gilles Deleuze de la fondation université de Bordeaux, de débats et de séminaires placés sous la tutelle active de Patrick Boucheron.

 

Toute cette semaine du 14 au 17 mars 2017, l'historien de l'urbanité revient à Bordeaux et va drainer autour de lui des intervenants universitaires issus de toutes les disciplines pour creuser cette question du devenir d'une ville durable. Question qui est d'ailleurs le centre du questionnement de la Chaire Gilles Deleuze qui organise l'événement et qui s'articule autour du triptyque « métropole, nature et démocratie. » Or donc, depuis son premier ouvrage sur la politique et l'urbanisme à Milan pendant la Renaissance, Patrick Boucheron est devenu un des historiens les plus en vue sur les questions urbaines, passant de l'Italie à l'ensemble méditerranéen et de la Renaissance au Moyen Âge. Périodes où l'autonomie des villes peut servir de réflexion au mouvement actuel de métropolisation.

 

Dès ce mardi 14 mars, un premier séminaire se penchera sur la fabrique de la ville, sur sa projection dans l'espace pour définir la notion d'aire urbaine. Une première pierre suivie d'une deuxième dès le lendemain qui entre dans le vif du sujet et des préoccupations de la chaire Deleuze : « Ville et territoire face au changement global ».

En privilégiant, comme le veut le principe de la chaire, une approche interdisciplinaire : des intervenants du laboratoire EPOC porteur du projet ETIAGE, de l'université Bordeaux Montaigne spécialiste de l'influence de la ville sur les pratiques agricoles et de l'UMR GREThA (université de Bordeaux) sur la mobilité entoureront l'invité d'honneur pour débattre. Le 16 mars, on s'intéressera aux émotions urbaines, tant par l'anthropologie que la sociologie et l'histoire.

 

La circulation de l'information et notre conception de la ville

 

Vendredi 17 mars, on sera de plein pied dans un autre aspect des travaux de la chaire à Cap Sciences : si ses principes veulent que tous les séminaires soient ouverts au plus grand nombre, si le public présent dans la salle est encouragé à intervenir, c'est dans cet atelier qu'il lui sera indispensable de le faire. On y parlera et on y travaillera sur l'importance de l'information. De sa forme la plus primitive avec le crieur urbain à celle, plus contemporaine et abstraite, de données dont la possession, la distribution et l'interprétation façonnent le monde qui nous entoure.

 

Quatre jours en forme de gratte-neurones qui aboutiront à un ouvrage spécifique de Patrick Boucheron, à paraître aux Editions du Bord de l'Eau, tirant parti de ces réflexions et travaux pour aller plus loin et livrer sa propre conception de la ville.