Votre version d'internet explorer est obsolette, veuillez mettre votre navigateur à jour pour accéder à ce site.

Mettre à jour

Les pires polluants décelés à 10.000 mètres sous l’océan !

Cette semaine, je n’ai pas envie de râler ou de me moquer des chercheurs. Une bonne résolution à la veille des vacances ? Non, faut pas exagérer. J’ai plutôt envie de pousser un grand coup de gueule contre nous mêmes. 

Alors que les vacances commencent et ses longues heures à passer sur la plage, une étude scientifique fait froid dans le dos. Au moment où certains planchaient sur le sujet de Bac de philo « le désir est-il par nature illimité », Science et Avenir relayait une étude de l’Université anglaise d’Aberdeen sur la pollution des océans. Et là, c’est bien la pollution qui est illimitée dans la nature.  


On savait que les océans sont une vaste poubelle pour beaucoup de nos congénères mais on ne mesurait pas l’ampleur des dégâts. Les chercheurs ont trouvé la trace de polluants produits par les hommes à 10.000 mètres de profondeur. Oui 10 kilomètres sous les eaux !
Forcément dans notre monde de pétrole, on y retrouve des polluants très néfastes, impossible à faire disparaître : les PBDE (polybromodiphényléthers). « Des produits chimiques utilisés pour l’extraction pétrolière et pour ignifuger des matières plastiques et des textiles, suspectés d’être des perturbateurs endocriniens », explique Sciences et Avenir.  Dans la même veine on a retrouvé les PCB, que l’on connaît bien sur la terre ferme puisque cela a pollué pendant des décennies les cours d’eau comme la Garonne.
 
Et tout ce petit monde a été détecté par les chercheurs dans des crustacés (les amphipodes) dans les deux fosses marines les plus profondes au monde,  au large de la Nouvelle-Zélande (la fosse des Kermadec) et dans la fosse des Mariannes dans l’Océan Pacifique.
Pire, ce ne sont pas quelques traces qui ont été relevées par l’étude scientifique mais des taux très élevés comme le confirme pour Nature Alan Jamieson, l’un des responsable de l’étude : « encore plus que les estuaires de deux rivières parmi les plus polluées en Chine, la Rivière aux Perles et le Liao ». Il faudra que le désir d’arrêter tout ça soit illimité pour tenter d’enrayer la pollution de la nature.

 

photo credit: take out the trash via photopin (license)