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Les chiens peuvent-ils détecter nos maladies ?

Et voilà votre chien qui vient coller sa truffe sur votre genou, assis le long du canapé. Vous allez regarder cette truffe humide qui laisse une vilaine trace sur votre pantalon d’un autre oeil.

Les chiens peuvent-ils détecter nos maladies ?

FLÂNEUR DES SCIENCES

Elle ne sert pas uniquement à débusquer du gibier ou sentir les passages de ses congénères. Sa truffe peut être très utile pour votre santé. L’odorat ultra développé des chiens va en effet servir à détecter des maladies. Ainsi, il commence juste à être utilisé pour « renifler » des cancers.

À l’origine de cette pratique déjà testée, une infirmière et chercheuse, Isabelle Fromantin. Cette étonnante soignante a présenté une thèse sur les plaies et les pansements. Proche des malades au quotidien, elle avait pris conscience que les plaies tumorales émettent des odeurs très particulières et que cela est difficile pour les patients et leur entourage. Elle dépose alors un brevet d’un pansement qui permet de masquer ces odeurs. Poussant sa réflexion sur ces dernières, elle se dit que les composés odorants volatils que peuvent émettre des tumeurs pourraient permettre de détecter précocement des cancers.

Le procédé serait alors non invasif et surtout très utile dans des régions du monde qui n’ont pas l’outillage des grands hôpitaux. Elle pense d’abord à des nez électroniques. Mais à cette période, un expert cynophile, Jacky Experton, basé sur le site militaire de Magnac-Laval en Haute-Vienne, propose à différents hôpitaux de mettre des chiens au service de la détection de maladies.

Ces deux experts au flair incroyable commencent alors à travailler ensemble et donnent naissance au projet de recherche KDog à l’Institut Curie lancé en avril 2016. Les résultats des tests réalisés pour le cancer du sein sur 130 patientes présentés récemment à l’Académie de médecine indiquent un taux de réussite de 100 %.

Les nouveaux tests lancés à plus grande échelle cette année 2017 devraient confirmer ces résultats et pourraient ensuite être élargis à d’autres cancers. Et d’autres observations pointent un changement d’attitude du chien avant l’arrivée d’une crise de migraine, d’hypoglycémie ou encore d’une infection urinaire.

Sans se servir de son flair, le meilleur ami de l’homme lui est aussi très utile. Les braves toutous ont démontré leur rôle dans l’accompagnement de personnes qui peuvent être isolées voire dépressives. Par sa seule présence, il rassure et prend toute sa place de compagnon. Ainsi, de nombreuses maisons de retraite commencent à accueillir des chiens pour égayer le quotidien des résidents, avec des résultats très positifs.

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/

Alexandre Marsat

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