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Le sexisme est accroché au fond du cerveau

Depuis ce début d’année, on a eu la charge mentale, le manspreading, l’homme responsable de l’extinction des espèces (si, si, on en parlait ici même); alors pour cette nouvelle rentrée, on pensait avoir épuisé tous les sujets et laisser les garçons un peu tranquilles. Au moins quelques semaines.

Le sexisme est accroché au fond du cerveau

Perdu, il aura fallu la rentrée pour que les scientifiques viennent sortir une étude venant démontrer que le sexisme est si profondément ancré dans les êtres humains qu’il s’est niché dans le cerveau. Le pervers.

 

Et si les Latins sont considérés comme plus macho que le reste de l’Europe, c’est pourtant une équipe de chercheurs italiens de l’université de Milan qui a décidé de passer au crible le cerveau d’une quinzaine de leurs étudiants pour examiner ce qui se passe face à ce qu’il est courant de nommer des stéréotypes de genre.

 

Sciences et Avenir qui a déniché cette étude publiée dans Nature résume l’expérience : les cobayes étaient « confrontés à la lecture de 240 affirmations violant ou non des stéréotypes de genre. Poncifs tant masculins ("perdre sa pipe en sortant de la classe de danse classique") que féminins ("en changeant l'huile du moteur, elle s'est tachée") ».

 

Résultats de l’observation de leurs activités cérébrales enregistrées à l’aide d’électroencéphalogramme : « ils ont traité cela comme des erreurs linguistiques ou de syntaxe, dont les règles sont enracinées depuis l'enfance. La région cérébrale la plus impliquée dans le traitement de ces informations est le gyrus frontal moyen ».

 

Si on a pu croire que le sexisme touche moins les jeunes, l’étude démontre donc le contraire. Bref, il y a du boulot pour cette rentrée…

 

Et pas seulement à l’école. Au travail, selon un rapport du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, 4 femmes sur 5 sont régulièrement victimes du sexisme. Allant de « ma petite » aux blagues graveleuses, en passant toujours par des propos humiliants.

 

Voilà, bonne rentrée !