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Le canon à neige... comment ça fonctionne ?

Ce fut longtemps l’angoisse des parents emmenant leurs enfants au ski : qu’allait-on faire de ces monstres déchaînés si jamais la neige venait à manquer ? En résolvant un problème économique pour les stations, les canons à neige ont aussi secouru les parents en détresse.

Le canon à neige... comment ça fonctionne ?

Ce fut longtemps l’angoisse des parents emmenant leurs enfants au ski : qu’allait-on faire de ces monstres déchaînés si jamais la neige venait à manquer ? En résolvant un problème économique pour les stations, les canons à neige ont aussi secouru les parents en détresse.

Les premiers canons sont apparus dans les années 80 à Flaine, en Haute-Savoie, et se sont répandus au point d’équiper aujourd’hui 20 % du domaine skiable français.
Et pour comprendre comment ils fonctionnent, il faut d’abord savoir comment naît la vraie neige, celle qui tombe du ciel. Dans les nuages, l’eau se présente sous forme liquide, constituée de milliards de gouttelettes. Elles resteraient indéfiniment en l’air si elles ne subissaient une nucléation : elles rencontrent des poussières autour desquelles elles s’agrègent en gelant car il fait froid là-haut, et créent donc des germes de glace, toujours hexagonaux.
Ainsi, leur poids augmente et elles chutent à l’intérieur du nuage.

Au cours de leur voyage, elles heurtent d’autres gouttelettes qui gèlent à leur contact et créent ces magnifiques cristaux qui font rêver les enfants et les occupent pendant les vacances. S’ils ne rencontrent pas de température supérieure à deux degrés, ils tombent tels quels sur le sol. Et c’est parti pour la glisse…
Les canons reprennent le même principe : il s’agit d’envoyer de fines gouttelettes d’eau dans de l’air froid pour qu’elles gèlent avant de tomber à terre. On pulvérise d’abord l’eau en la faisant passer à travers de minuscules trous, c’est l’atomisation. Puis on y injecte de l’air comprimé pour la refroidir et la projeter loin, recréant ainsi le phénomène de nucléation. Ces noyaux s’agrègent dans l’air froid extérieur et créent des flocons artificiels.

Dans le système haute pression, le mélange se fait dans le canon, suspendu à 10 mètres du sol.
Dans le système basse pression, un ventilateur crée ce mélange à l’extérieur de l’engin : c’est plus encombrant, mais le canon est déplaçable.
Comme la chute du flocon artificiel est nettement plus brève, il n’a pas le temps de rencontrer ses congénères et ne présente donc pas la structure en étoile de son homologue naturel : il est tout bêtement rond. De fait, comme les flocons se « rangent » plus facilement les uns à côté des autres, la neige artificielle est quatre fois plus dense que la vraie. Mais du moment que ça occupe les enfants…

 

Chronique réalisée en collaboration avec le Mag de Sud Ouest. http://www.sudouest.fr/lemag/
Crédit photo : Pierre Baudier