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Le « breeder » du camping western

Arnaud Peroux est dirigeant du camping « Le village-Western-Camping & Horse Resort » à Hourtin. Il en a hérité de sa tante il y a de cela vingt ans. Passionné d'équitation western, il a accepté de nous rencontrer et de nous en dire plus sur son métier.

« Le village-Western-Camping & Horse Resort » à Hourtin

En pénétrant dans le camping, on croirait remonter le temps. Dès l'accueil, nous entrons en effet dans une ambiance « western » jusqu'au moindre petit détail. Fixé au mur, une tête de bison ; posée sur le comptoir ancien, une boîte aux lettres américaine, un crâne de vache...

« Avant, c’était un camping traditionnel avec pinèdes, accueil de vacanciers, caravanes, tentes et saisonnalités », nous confie le shérif. « Un vrai camping ! Puis est arrivé un malheur... la tempête du 27 décembre 1999. Le pire n'est pas de raconter le jour même ou le lendemain mais, les dix ans qui ont suivi. En une nuit, on est passé d'un camping traditionnel à... rien ! » ajoute-t-il. «Un jour, vous vous réveillez et tout est détruit, alors vous avez d’énormes dettes et vous vous demandez comment vous allez faire et ce que vous allez faire. Étant passionné des chevaux, j'ai alors décidé de tout reconstruire en rajoutant un centre équestre western ». C'est ce qui fait l'originalité du camping.

 

 

 

Un travail de persévérance

Depuis ce jour, le camping accueille des vacanciers qui profitent de la plage située à quelques kilomètres, qui peuvent également disposer du centre équestre et découvrir l’équitation ou se perfectionner. « C'est beaucoup de travail et d'organisation car il faut que je m'occupe aussi bien des clients que des animaux, en sachant que nous faisons des compétitions comme Lamotte Beuvron qui nous demandent de l’entraînement, des efforts » ajoute le breeder de chevaux. L'été, il est obligé d’être présent 7 jours sur 7, avec un effectif assez important. « L'été, nous sommes entre 25 et 30 personnes à travailler ici car il faut des palefreniers, des professeurs d’équitation, des agents d’entretien… ». 

Sa présence sur les lieux varie selon les saisons. L'hiver, le matin, il commence à 8h et il termine chaque soir vers 19h. Il y a 6 salariés, il faut entretenir l'espace vert, renouveler le matériel endommagé. C'est aussi à cette période de l'année qu'il faut gérer tous les soucis ou l'administration, ce qui impose de longues heures à passer derrière un ordinateur. À partir du mois de mai, l'activité du camping s'intensifie. Les premières réservations sont faites et les premiers vacanciers arrivent. Tout doit être prêt. À partir de ce moment, le mode de vie est plus intense. Selon le cowboy expérimenté, ce métier a énormément évolué. « En effet, dix ans auparavant, il y avait très peu d'internet, l'économie solidaire n'existait pas. C'est un métier où il faut savoir aussi faire preuve de persévérance. On en apprend chaque jour, c'est comme si les études duraient toute notre vie, mais malgré tout, j'aime mon métier » conclut Arnaud Peroux.

 

Accéder à l'enregistrement sonore de l'entretien : 

 

 

Emma Hunold, Eva Dos-Santos, Clara Cuvelier, Zachary Martin. 

Article et photos réalisés par les élèves du collège Jules Chambrelent d'Hourtin dans le cadre de leur projet "Un lieu : des hommes, des métiers".