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L'ATMO Nouvelle-Aquitaine surveille 82 pesticides dans l’air

Cette semaine du 25 juin 2018 est lancée la première campagne nationale de mesure des pesticides dans l’air. L’observatoire régional de l’air Atmo Nouvelle–Aquitaine y participe via six sites de mesures. Quel est l’objectif ? Le point.

 

Dans le cadre de la campagne nationale, Atmo surveille les pesticides sur six sites de la Région.

Il n’y a pas que l’eau et les aliments qui soient contaminés en pesticides, l’air aussi. Toutefois, il  n’existe pas de normes relatives à la concentration maximale autorisée pour cet élément à ce jour. Néanmoins, l’observatoire régional de l’air Atmo Nouvelle-Aquitaine, pionnier en la matière (avec la région Centre et la Champagne-Ardenne), évalue la teneur des phytosanitaires dans l’atmosphère depuis 2001 déjà. Depuis le 25 juin dernier, et le lancement de la première campagne nationale de mesure des pesticides dans l’air par l'Anses, l'Ineris et Atmo France, toutes les régions de France métropolitaine et d’outre-mer s’y sont désormais mises.
Elle durera un an et permettra « d’avoir une image nationale des pesticides présents dans l’air ambiant et ainsi de mieux connaître l’exposition de la population, explique Agnès Hulin, responsable des études à Atmo Nouvelle-Aquitaine. C’est une grande avancée, souligne l’ingénieure. Elle aidera à définir une stratégie de surveillance des pesticides dans l’air ».

 

Glyphosate, fipronil, lindane traqués

Au total, 82 substances chimiques « prioritaires » seront recherchées. Elles ont été sélectionnées en raison de leur persistance dans l’air et leur volatilité, de leur importance d’utilisation et de leur dangerosité pour la santé. Les molécules de synthèse ciblées telles que le fipronil, le propyzamide, le chlordécone (insecticide cancérogène longtemps utilisé aux Antilles), le glyphosate, l’aldrine ou le glufosinate, le chlorothalonil, chlorpyriphos-méthyl ou encore le lindane (interdit depuis 1998 mais persistant) entrent notamment dans la composition d’herbicides, de fongicides et d’insecticides, mais aussi dans celle de certains biocides, médicaments vétérinaires ou antiparasitaires à usage humain.

Pour la première fois, Atmo Nouvelle-Aquitaine évaluera le glyphosate (principe actif du « Roundup »), un désherbant non sélectif massivement utilisé, « probablement » cancérogène selon de Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), perturbateur endocrinien pour l’homme et décimant les pollinisateurs (abeilles, bourdons...).

Sur tout le territoire, 1500 échantillons environ seront recueillis en un an sur 50 sites urbains, péri-urbains et ruraux.

Dans notre grande région, Atmo réalisera des mesures sur six sites dont 3 en ville (Bordeaux, Poitiers Limoges) : un dans la Vienne, en lien avec des grandes cultures (céréales, oléagineux…) ; deux sites en Haute-Vienne, en secteurs de grandes cultures et pomiculture ; deux sites en Gironde en zones viticole et de grandes cultures ; un site dans les Landes, en lien avec le maraîchage (culture de légumes, de certains fruits et fines herbes, ect.)…

Les données collectées alimenteront une base de données sur la qualité de l’air, baptisée « Geod’air », en cours de développement.
Après analyses des résultats, les conclusions de l’étude sont attendues pour fin 2019.

 

Florence Heimburger

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