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A l'assaut du château de Langoiran (suite)

Comment éduquait-on les enfants aux Moyen Âge ? Quelles étaient les croyances et les superstitions ? Comment leurs talents artistiques s’exprimaient-ils ? Quelle place la guerre occupait-elle dans le quotidien et quelles armes utilisaient les hommes de l’époque ? Poursuivez la visite du château de Langoiran, chroniquée par les élèves de 5e du collège de Monségur. 

Dossier réalisé par deux classes de 5e du collège Eléonore de Provence de Monségur avec l’aide de leurs professeures Sophie Andrieu (anglais), Elodie Chollet (français), Vanessa Rolland (arts plastiques) et de la journaliste Marianne Peyri dans le cadre de « Sciences en collège » (Partenariat Cap Sciences-Conseil général de la Gironde).

 

Les meurtrières servaient aux archers à tirer sans se faire toucher. De l’extérieur, les ennemis ne voyaient pas ce qu’il y avait à l’intérieur mais les archers qui étaient à l’intérieur du château, eux, voyaient parfaitement bien. Dans les murs du château, les meurtrières étaient larges pour que les archers aient un plus grand angle de tir. Celles-ci se rétrécissaient en entonnoir. De l’extérieur, c’était donc très difficile de tirer sur le défenseur du château à travers les meurtrières.

Roman, Noémie, Fanny, Juliette, Emile, Malo, Enzo. 

 

 

 

 

 

A l’entrée du château, on trouve un pont dit « dormant » car il ne bouge pas contrairement au pont-levis qui se lève. Le pont était arqué car quand il pleuvait, l’eau s’écoulait plus facilement. Nous voyons aussi que les murs du château sont très épais. Ils font 3 m de large, et ce, pour protéger le château en cas d’éventuelles attaques.

Roman, Noémie, Fanny, Juliette, Emile, Malo, Enzo. 

 

 

 

 

Le château se situe en hauteur avec une vue panoramique sur l’horizon pour que les occupants voient les ennemis arriver et pour se préparer à les attaquer. On voit aussi les créneaux en haut des murs, là, où l’on tire sur les ennemis, et les merlons, qui permettaient aux archers de se cacher après voir tirer sur quelqu’un. De l’autre côté du château, nous voyons la Garonne.

Roman, Noémie ,Fanny, Juliette, Emile, Malo, Enzo. 

 

 

 

 

 

Lors des batailles, les gens au Moyen Âge se protégeaient grâce à l’écu des assauts adverses. A cette époque, les paysans étaient formés pour se battre avec du matériel destiné aux cultures et amélioré.

Maximilien, Gaspard, Mathéo, Enzo, Simon, Thomas, Mael

 

 

 

 

 

 

Voici les armes qu’utilisaient les paysans dans la première partie du Moyen Âge.

Le goyard est une arme au long manche et qui a une lame tranchante qui servait à attraper les gens puis les achever. Le glaive guisarme (en 2e position sur la photo) est une sorte de faux avec une deuxième partie, une tige en métal arrondie qui servait à tirer les gens, les faire tomber, les immobiliser puis les tuer en faisant sortir les entrailles de l’ennemi. On peut voir une sorte de fourche avec un long manche qui servait à percer le cœur de l’ennemi. Voici quelques armes que les paysans utilisaient pour faire la guerre, les vrais chevaliers eux avaient des armes plus puissantes comme le fléau d’arme ou l’épée mais c’est autre chose.

Maximilien, Gaspard, Mathéo, Enzo, Simon, Thomas, Mael

 

L’écu servait à se protéger contre les attaques. Pour tenir l’écu, les chevaliers devait mettre la main gauche dans la sangle derrière l’écu. Le chevalier devait mettre son écu en bonne position pour ne pas prendre de coup. Il ne fallait pas mettre l’écu trop près de soi.

L’épée était l’arme la plus utilisée par les chevaliers. Elle se tordait régulièrement. La technique pour enlever l’écu de l’adversaire, c’est de prendre l’épée dans l’autre sens pour arracher l’écu et mettre l’adversaire par terre et planter l’épée dès qu’il est au sol. Le bran était la plus grande des épées au Moyen-âge. La technique du bran était de planter la pointe du bran dans l’écu pour le transpercer et toucher l’adversaire en même temps.

Maximilien, Gaspard, Mathéo, Enzo, Simon, Thomas, Mael

 

 

Basé sur un outil agricole pour battre le blé, le fléau d’armes est une arme avec un long manche auquel est accroché une chaîne et au bout une masse.

Maximilien, Gaspard, Mathéo, Enzo, Simon, Thomas, Mael

 

 

 

 

 

 

C'est une fresque récente qui date des années 2000, elle représente une scène de la Bible. Elle se trouve sur le mur gauche en entrant dans le chapelle du château de Langoiran. Nous voyons Jésus sur la croix avec, à sa droite, sa mère et à sa gauche son amie. Les artistes ont représenté le cœur de Jésus à droite car au Moyen Âge, la gauche était considérée comme le côté du mal, du diable. Les couleurs sont plutôt vives, en arrière-plan, il y a un fond avec des motifs. Mais à l'origine la fresque n’était pas dans la chapelle, car c'est l’association de Robert Bibonne qui l'a rajouté.

Amaury, Noah, Yasmin, Sofiane, Grégorian, Pierre

 

 

 

« Les graffitis sont parfois des preuves historiques des familles qui ont vécu dans le château », nous indique notre guide Robert Bibonne.

Amaury, Noah, Yasmin, Sofiane, Grégorian, Pierre

 

 

 

 

 

 

Ce vitrail se trouve en face de l’autel. Il a été fabriqué avec des baguettes de plomb et du verre transparent de couleur degueule (rouge) et or pour le blason de la famille des Escoussans. Pour montrer que la famille est importante, le blason est en hauteur au-dessus des vitraux.

Amaury, Noah, Yasmin, Sofiane, Grégorian, Pierre

 

 

 

 

 

Il y avait très peu de médecins et de médicaments au Moyen Âge. Par exemple, quand ils se faisaient une plaie, ils pouvaient mettre de l’urine ou ils faisaient sécher des excréments de porcs ou de coqs et les mangeaient en pensant guérir. Les croyances étaient différentes et étaient basées sur des superstitions. Par exemple si un loup (leu en ancien français, d’où l’expression d’ailleurs à la queue leu leu), mordait quelqu’un, le plus rapide et le plus fort du groupe devait aller tenter de rattraper la bête et de lui arracher des poils pour les positionner ensuite sur la morsure de la victime et ce, afin de le faire guérir. Ils pensaient aussi que prier les saints permettait par exemple de soigner les abcès ou des maladies. 

Ethan et Julien

 

Les femmes s’occupaient jusqu’à l’âge de six ans des enfants, garçon comme fille. A l’âge de six ans cependant, les garçons étaient dès lors élevés par le père qui leur apprenait la chevalerie. Les mères gardaient avec elles les filles pour leur apprendre la littérature, la musique, la poésie, la vie au château lorsque la famille était de la noblesse. Chez les artisans, les filles savaient lire, compter, parfois écrire. En général, elles étaient plus cultivées que les garçons, nous a indiqué Robert Bibonne. 

Lorsqu’ils étaient nourrissons, les enfants étaient autrefois emmaillotés, entourés de bandages et aux champs, ils étaient accrochés à des arbres et parfois se faisaient manger par des loups. Dès que les enfants marchaient, ils travaillaient à ramasser du bois, à s’occuper des poules…Les enfants pouvaient partir travailler au champ dès l’âge de 5 ans.

Jade et Kasandra