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La Zone du Dehors de Saint-Michel

Il a fait un Bac « cinéma », un an d’anglais puis a enchaîné par un DUT « libraire ». Aujourd’hui, Brice Lacondrelle, gérant de la librairie-galerie « La Zone du Dehors », vit de sa passion.

 

La librairie la Zone du Dehors à Saint-Michel.

Dossier réalisé par des élèves de 3e du collège Aliénor d’Aquitaine avec l’aide de leurs professeurs Lynda Palvadeau (histoire-géographie), Bénédicte Gardair (français), Sophie Jouanin (documentaliste), Claire Frankum, Stéphanie Villetelle (arts plastiques), de Candice Marcellaud de l’ALIFS (Association du Lien Interculturel Familial et Social) et de la journaliste Marianne Peyri dans le cadre de « Sciences en collège » (Partenariat Cap Sciences-Conseil général de la Gironde)

 

Habitant à Saint-Michel, c’est le quartier qu’il a choisi pour monter sa propre librairie qui a pour but de réunir les gens autour d’un café et d’un même sujet : les livres, des expositions, l’art… Le concept particulier de sa librairie lui permet de se différencier des librairies du quartier Saint-Michel… Malheureusement sa petite entreprise connaît des difficultés. En deux ans, elle est passée de cinq employés à seulement trois. Il nous confie que malgré tout il aime ce qu’il fait.

 

Pourquoi ce nom pour votre librairie et pourquoi ici ?

Elle s’appelle « La Zone du Dehors » par rapport à un livre de science-fiction français d'Alain Damasio qui veut inciter les gens à sortir d’eux-mêmes, de la société, des codes physique ou politique. Et j’ai choisi une implantation dans le quartier Saint-Michel car c’est un quartier différent par sa mixité sociale. 

 

Que pensez-vous du quartier Saint-Michel et de son évolution ?

Je trouve que ce quartier a une identité à part. C’est un quartier différent, populaire, d’immigrés. Je trouve qu’il y a une forme de résistance au sein du quartier. Face à la politique de la ville de Bordeaux qui voudrait que tout Bordeaux soit uniforme et ressemble au quartier Saint-Pierre. Le quartier se transforme avec des bons et des mauvais côtés…

 

Comment s’organisent les expositions ?

Les expositions durent trois mois. C’est principalement du Street Art. Le concept de mettre du Street Art à l’intérieur est assez intéressant. C’est Jessica qui s’occupe de programmer les expositions, de contacter les artistes… Elle fait tellement bien son travail que les programmations sont bloquées pour un an.

 

Avez-vous beaucoup de concurrence ?

Le problème des librairies à Bordeaux, c’est qu’il y a Mollat qui est la plus grosse librairie indépendante de France. Du coup, les librairies de Bordeaux comme La Machine à Lire, Comptines, Quai des livres… sont mises de côté mais le fait que les librairies soient spécialisées aide un peu. Nous par exemple, c’est la science humaine, la science-fiction, la philosophie et un peu la BD.

 

 

 

Manon Janin, Jacques Lageyre, Anaé Vandemoortele, élèves de 3e du collège Aliénor d’Aquitaine de Bordeaux.