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La post-vérité ou quand les sites cherchent aussi de l’audience !

On est rentrés en pleine ère de la post-vérité, avec les « faits alternatifs » de Donald Trump et des fake news de tous les populismes en pleine ascension. Tous se servent d’internet pour diffuser leurs théories et leurs faux faits. Ces derniers mois les réseaux sociaux sont les premiers dans le viseur. Et le tir à vue est très nourri…

La post-vérité ou quand les sites cherchent aussi de l’audience !

Cible facile. Avant d’être les prochains sur la liste, les sites et notamment les sites d’informations commencent à déminer le terrain.

Et là, on parle de vrais sites d’infos, pas de sites de contenus qui piochent ici ou là du contenu sans rien vérifier. Pourvu qu’il ait des pages par dizaine chaque jour et des contenus viraux. Bref, les sites d’infos qui diffusent de l’info vérifiée avec sérieux troublent leurs lecteurs même les assidus.

Pourquoi ? En bas d’article, au niveau des liens « pour en savoir » ou « sur le même thème », ils intègrent un bloc de publicités automatiques, qui ne dit pas son nom, pointant vers d’autres sites. Pire, les éditeurs des sites n’ont pas la main sur ces contenus. Or, ils sont avant tout là pour attirer le clic en sollicitant nos instincts les plus bas : « La dernière copine de Ronaldo est à tomber… », « comment rajeunir sa peau qui vieillit (faites ceci chaque matin) », « la transformation physique de Chimène Badi »,… Oui la plupart du temps, les liens titillent notre molécule du sexe et sont souvent misogynes.

 

Slate.fr décryptant le fonctionnement de ces blocs de pub en ce mois d’avril 2017 relève : « d’après une étude ChangeAdvertisting en septembre 2016, 26% des liens desservis par les Outbrain et autres Taboola sont des «clickbaits» (des «attrape-clics»), quand 89% des sites vers lesquels ils redirigent sont enregistrés de manière anonyme. Ce système n’est pas au goût de bien des lecteurs ».

Rue89 qui s’était penché sur la procédure en 2015 bien avant le sujet des fake news, expliquait : « Le problème, c’est qu’entre la pub qui s’affiche sur le site dans votre navigateur, et l’annonceur qui y fait sa promotion, il y a souvent toute une tripotée d’acteurs, le plus souvent invisibles et inconnus du grand public. Et que ces intermédiaires jouent parfois volontairement la carte de l’opacité. Sans être, pour ne rien arranger à l’affaire, forcément localisés en France. »

 

L’ère de la post-vérité a de beaux jours devant elle…

En attendant, dans le monde entier des manifestants ont marché pour…  la science.