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La Nouvelle-Aquitaine lance un « Giec de la biodiversité »

150 scientifiques sont réunis au sein d’Ecobiose pour étudier l’état de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine et son rôle dans les écosystèmes et pour les sociétés humaines. Les premiers résultats viennent d’être dévoilés.

La Nouvelle-Aquitaine lance un « Giec de la biodiversité »

 La perte de la biodiversité est inestimable ! C’est sur ce constat autant environnemental qu’économique ou sociétal qu’Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine a lancé un comité scientifique régional baptisé Ecobiose réunissant 150 scientifiques de la région, spécialisés en sciences de l’écologie et en sciences humaines et sociales.
« Il n’y a que la démonstration qui nous fera avancer en mobilisant le plus grand nombre. Il faut se réinterroger sur les manières de faire bouger les choses. Sur les pesticides, par exemple, ce qui importe, c’est le travail que font les scientifiques pour démontrer que les pesticides ont pour objectif de tuer sans discrimination pendant toute la période de végétation les insectes pollinisateurs  ».

 

Les abeilles et le rendement agricole

Les premiers résultats présentés lundi 18 juin 2018 à Cap Sciences montrent d’ailleurs un fort déclin de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine comme ailleurs.

A la tête de ce comité, se trouve Vincent Bretagnolle, connu pour ses recherches sur l’effondrement de populations d’oiseaux en campagne. Le directeur de recherches au Centre d’études biologiques de Chizé appuie les enjeux économiques d’une telle érosion de la biodiversité : « Les abeilles domestiques sont en capacité d’augmenter les rendement de 30 à 40% comme pour le colza ou le tournesol. La marge brute est alors de 200 à 300 euros par hectare. Les abeilles c’est gratuit, pas les insecticides ! » Le scientifique démontre aussi que la biodiversité des sols agit directement sur leur qualité et donc sur les rendements.

Il rappelle que les bénéfices de la biodiversité « dépendent des habitats semi-naturels comme les haies ou les bosquets et d’une flore spontanée, ou encore le maintien de prairies fourragère avec l’élevage. »

Des premiers enseignements qui seront complétés par la publication en avril 2019 d’un rapport complet sur l’état de la biodiversité de l’ensemble des écosystèmes (montagne, ville, littoral, plaine, vigne, forêt) de la Nouvelle-Aquitaine. Un rapport qui pourra servir d’aide à la décision politique et pourrait « servir de préfiguration pour un échelon national voire international ».
D’ores et déjà, Alain Rousset annonce avoir proposé au Président de la république que la Nouvelle-Aquitaine soit une région pilote sur le sort des abeilles.

 

 

Alexandre Marsat

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