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A la lumière des étoiles

A Vayres, en Gironde, à l’Observatoire d’astronomie Véga de la Lyre, nous avons découvert les astres du ciel : la Lune, la nébuleuse d’Orion, Sirius… L’occasion pour nous d’être au plus près des étoiles.

A la lumière des étoiles

20h, le 26 février 2018. Nous voici à l’Observatoire d’astronomie de Vayres. Il fait nuit noire et très froid, environ -1°C. C’est la fameuse vague de froid de février dernier…le blizzard venu de Russie. Vêtus de chaussettes chaudes, bonnets, gants, écharpes, nous découvrons la coupole qui se dresse devant nous, perdue au milieu d’hectares de vignes. Autour, aucune trace de lumière urbaine. La coupole se dresse devant nous toute blanche, arrondie, construite par l’association Véga de la Lyre en 1990 et à laquelle une salle de conférences, entièrement neuve, a été ajoutée en 2016.

Gilbert Badia, président de l’association, lance un diaporama sur les planètes, puis nous explique la différence entre les planètes gazeuses ou telluriques (solides), le fonctionnement des anciens télescopes... Puis, nous grimpons dans la coupole par des escaliers très pentus et étroits. La première chose qui nous frappe, c’est la trappe ouverte dans le toit de la coupole avec le ciel qui apparaît et la Lune qui brille. Nous pensions que l’Observatoire en effet serait fermé entièrement avec un télescope traversant un mur, nous ne nous attendions pas à trouver une partie ouverte. Au centre de la pièce : un grand télescope blanc, « de type newton, du nom de son inventeur, avec un diamètre de 305 mm pour une focale de 1800 mm, composé d’un miroir primaire en bas et qui se réfléchit sur un deuxième miroir incliné » nous indique Gilbert, pendant que celui-ci et un autre bénévole de l’association, Gérard, s’emploient à régler le télescope pour viser la Lune.

 

 

 

 

La Lune… tel un "diamant cratériel"

 

En attendant, avec une lampe laser, ils nous font découvrir à l’œil nu Sirius, l’étoile principale de la constellation du Grand Chien et la plus lumineuse du ciel après le Soleil. Puis chacun à notre tour, nous montons quelques marches pour placer notre œil devant le télescope et apercevoir la Lune, qui nous apparaît tel un "diamant cratériel".
De fait, la Lune, qui remplissait tout l’objectif, était très éblouissante, mais en s’attardant, peu à peu on pouvait voir sur sa surface des reliefs et des cratères, avec des nuances de couleurs entre blanc et blanc cassé. Cela nous donnait envie d’aller sur la Lune. On aurait aimé voir les cratères d’encore plus près. Quand on quittait le télescope, l’œil avec lequel nous avions regardé était voilé pendant plusieurs secondes d’un voile blanc. Il a fallu plusieurs minutes pour que notre œil se réhabitue au noir et que ce voile s’atténue.

Pour observer une autre partie du ciel, Gilbert et Gérard ont activé le toit de la coupole qui a tourné dans un bruit rigolo qui faisait penser à celui d’une cafetière. Pendant qu’ils réglaient de nouveau le télescope (ce qui n’avait pas l’air simple), tout en discutant, nous étions surpris par l’effet d’échos et de « haut-parleur » au sein de la coupole.
On pouvait ainsi entendre les voix des autres personnes situées de l’autre côté de la coupole comme si elles étaient juste à côté de nous. Le noir, l’espace étroit, l’écho donnait une atmosphère étrange. Pour la deuxième observation, nous avons pu voir la nébuleuse d’Orion, soit quatre étoiles, en forme de quadrilatère, proche d’un carré ou d’un trapèze (cela a été le débat de la soirée …), toutes quatre entourées d’un étonnant nuage de gaz d’hydrogène, « visible justement car il est éclairé par les quatre étoiles », a expliqué Gilbert. « Les nébuleuses sont des pouponnières à étoiles. En effet, les étoiles se nourrissent de l’hydrogène et y trouvent leur matière première pour se former ».

 

 

En quête de Polaris

 

Quand on est redescendu dans la salle d’accueil, la lumière qui a surgi nous a aveuglé. Nous nous sommes réchauffés les pieds quelques instants et avons rejoint, à l’extérieur, non loin des plants de vignes, deux autres bénévoles, Jean-Claude et Bernard. En attendant les réglages du télescope, nous avons cherché l’étoile polaire (Polaris). Pour la trouver, on peut s'aider de la casserole de la Grande Ourse. On prend l'écart entre les deux étoiles constituant le rebord extérieur de la casserole. Puis on reporte, dans l'alignement de ces deux étoiles, cet écart 5 fois au-dessus de la casserole, comme si de la fumée s'y en échappait. On tombe alors sur une étoile qui est l'étoile Polaire. Cette étoile est aussi l’extrémité du manche de la casserole de la Petite Ourse. 

Nous pensions qu’elle serait très brillante, mais en fin de compte elle ne l’était pas autant que nous l’avions imaginé. Cette étoile est toujours au même endroit dans le ciel, soit proche du pôle céleste Nord, - c’est pour cela qu’elle indique le nord- et qu’elle a servi de tout temps aux hommes à s’orienter. Il ne faut pas la confondre avec l’étoile du Berger, elle, très brillante, qui est la planète Venus.

Avec le télescope, certains élèves ont pu observer la constellation des Gémeaux, avec les étoiles Castor et Pollux. On dit que ce sont des étoiles double ou binaire parce qu’elles orbitent autour d’un même centre de gravité. En regardant le ciel, nous avons essayé aussi de créer nos propres constellations en leur inventant des noms : Soreline, râteau…Bernard et Jean-Claude ont tenté de nous montrer des étoiles qui représentaient le corps (yeux, corps, deux bras) de E.T, mais n’y arrivant pas, ils nous les ont montrées en photo sur leur téléphone portable. On a enchaîné au final quelques acrobaties dans l’herbe pour nous réchauffer… autant dire que cette sortie était aussi acrobatique que pédagogique, notamment par la découverte de la constellation d’Orion et sa nébuleuse de gaz d’hydrogène, notre préférée...

 

 

Sara-Lou Gareta-Zaouia, Emy Bordenave, Elise Chevrot, Léna Almeida-Taïch, Sevgi Hasanova en 5e au collège Montaigne de Lormont avec l’aide de la journaliste Marianne Peyri.