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La dune du Pilat gagne 1,30 mètre en une seule année

Le point culminant de la dune du Pilat vient d’être mesuré à 110,5 mètres par l’Observatoire de la côte aquitaine, soit une hausse de 1,30 m par rapport à 2016. Ce haut lieu environnemental et touristique est aussi marqué par des reculs de 2 à 6 mètres par endroit.
 

La dune du Pilat gagne 1,30 mètre en une seule année

La dune du Pilat ne cesse de bouger. Depuis les relevés topographiques de l’Observatoire de la côte aquitaine en 2002, elle bouge recule et grandit, et ce de manière très inégale selon les processus naturels à l’œuvre.
Depuis les dernières mesures de 2016, la dune a gagné 1,30 mètre en son point culminant, sur la crête située au centre. Une évolution qui la porte à 110,5 mètres de haut. Ce gain est assez important comparativement aux autres périodes analysées. Ainsi, entre 2011 et 2016, elle avait gagné 30 centimètres. 
Un gain qui pourrait cacher les importantes disparités de la dune du Pilat mais qui n’échappe pas aux mesures de l’Observatoire de la côté aquitaine. La dune est soumise à deux forces qui la façonnent années après années ou plutôt de saison en saison. 

 

Accrétion et avancée dunaire

Elle subit tout d’abord le phénomène d’érosion et d’accrétion (augmentation), visibles au niveau du trait de côte mais dont les effets peuvent se ressentir sur toute la dune. Mais aussi l’effet des vents qui, déplaçant les grains de sable, va expliquer l’avancée dunaire, notamment vers la forêt avec les vents d’Ouest qui expliquent ce recul.
Ces phénomènes expliquent des évolutions très différentes selon les parties de la dune. La zone Nord est alors la plus sujette à l’érosion à l’inverse du Sud, quand la partie centrale bouge peu ou bénéficie même de l’accrétion. 

Mais cette observation que nous évoquions l’an dernier dans C-Yourmag.net a commencé à s’inverser. L’observatoire de la côte aquitaine explique : « L’érosion semble s’être stabilisée entre 2016 et 2017 au niveau notamment de la Corniche (au Nord). Elle est ainsi plus faible que l’an passé. Cela peut s’expliquer par la configuration générale des passes du Bassin, en particulier par une position du banc d’Arguin plus favorable à la protection du rivage contre les fortes conditions hivernales. »

 

De 2 à 6 mètres de recul 

C’est alors à la partie Sud de la dune d’évoluer qui, « généralement moins touchée que la partie Nord, affiche une érosion marquée depuis 2016. Le recul moyen est de 2 mètres cette année, avec des reculs par endroit de 6 mètres. Là encore, l’explication pourrait venir de la combinaison de la position du banc d’Arguin, de la direction des vagues et des courants de marée. »

La dune, vivante, offre sans cesse un paysage différent à la grande satisfaction des touristes et autres promeneurs. A (très) long terme, la dune pourrait ne pas être la même que l’on connaît aujourd’hui, comme nous l’expliquions dans C-YourMag.net : « En effet, d'autres dunes l'ont précédé et ont disparu. En témoignent certaines dunes, plus anciennes, qui se retrouvent plusieurs kilomètres à l'intérieur des terres où elles ont poursuivi leur migration. Elles sont aujourd’hui fixées sous la forêt plantée artificiellement sous Napoléon III. »

D’ici là, nous pouvons encore l’admirer.

 

Alexandre Marsat

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