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Ils s’arrachent les cheveux à les perdre !

Vous avez eu l’idée de vous laisser pousser les cheveux avant l’hiver. Et bien ce n’est pas forcément une bonne idée…

Vous allez vous ruiner en lotion protectrice, teinture, et autre sèche-cheveux pour entretenir votre beau plumage.

C’est Slate.fr qui nous relève la passion autant que la crainte qui surgissent autour de nos chevelures.

Cela commence souvent dans l’intimité de la douche en traquant chaque cheveu qui tombe à chaque lavage. Et cela continue devant le miroir : le manque de reflets, le cheveu grisonnant qui a décidé d’investir une place bien visible sur le dessus.

Et cela n’est pas une coquetterie occidentale comme le rappelle les études anthropologiques citées par Slate.

En revanche, cela concernerait avant tout les femmes. Ah ahahah : forcément dans les sondages les hommes n’avouent pas vraiment prendre soin de leur cheveux autant que les femmes. Et pourtant, il suffit de regarder les rayons de cosmétiques pour savoir où va leur intérêt, ou bien d’interroger les coiffeurs… Une petite enquête de terrain ferait du bien, parfois !

Et c’est à ce moment que l’on peut placer le mot : « trichotillomanie ». On connaissait capillo-tracté, que l’on aime utiliser à toutes les sauces. Mais pour « trichotillomanie », il aura fallu lire le site conversation.com.

Antoine Pelissolo, professeur de psychiatrie, y a publié un long article pour nous apprendre que « s’arracher les cheveux, ce n’est pas qu’une expression ». Comme certains ont des tocs (parfois banaux, parfois embêtant) d’autres s’arrachent littéralement les cheveux, à en perdre toute raison et toute crinière. Il précise : « Ces gestes sont parfois accompagnés d’une sensation de plaisir, et le besoin d’arracher est vécu comme irrépressible, ce qui ressemble assez fortement à des tics. La trichotillomanie touche en majorité des femmes, plutôt jeunes en général, et peut s’intégrer à une pathologie psychique comme une dépression, un trouble de la personnalité voire à une schizophrénie ». Et cette habitude peut aller loin, certain-e-s perdent des cheveux par plaque et sont obligé-e-s de porter des perruques.

Vous pouvez retourner tresser frénétiquement les cheveux des poupées… avec vos enfants ou neveux et nièces !

 

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