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Faut-il arracher ou couper les champignons ?

En ce début de saison de cèpes, la question va revenir dans les sousbois entre compagnons de cueillette. On coupe les champignons à la base ou bien on les arrache ?

 

Le débat, au moins centenaire, vient du fait que l’on prend le champignon pour un vulgaire végétal. Forcément, il sort de terre, mais il n’en est rien.

Coupez une pâquerette, elle refleurira dans la semaine. C’est un peu plus compliqué pour les champignons… Leur cycle de vie et leur structure racinaire sont d’une rare complexité. Sans compter que chaque espèce possède ses propres spécificités. Les champignons sont hétérotrophes, c’està- dire qu’ils doivent compter sur d’autres organismes pour leur croissance. À l’inverse des végétaux, qui, grâce à leur chlorophylle, peuvent photosynthétiser les nutriments nécessaires à leur croissance.

Au commencement, il y a une spore qui va germer pour donner le fameux mycélium. Ce premier mycélium va devoir croiser un autre mycélium en s’étendant. Une « reproduction » appelée plasmogamie va alors pouvoir se déclencher. Parfois, cette accumulation de mycélium (primordium) va donner naissance au sporophore, le champignon dans la forme que l’on ramasse.

Revenons à notre question. Vu la biologie spécifique des champignons, la réponse n’est pas si tranchée. Les résultats d’une étude mycologique menée pendant une trentaine d’années démontrent qu’aucune des techniques de ramassage n’a d’effet positif ou négatif sur la pousse…

 

Préserver le mycélium

Mais, pour nombre de mycologues, il vaut mieux l’arracher, et pour une raison simple. Cela permet de ne pas laisser une partie de la queue (stipe), qui pourrait pourrir et empêcher le développement d’autres champignons.

Dans ce cas, il est conseillé d’arracher le champignon en le faisant tourner comme un bon fruit pour laisser un maximum de mycélium en place. Et n’oubliez pas de reboucher le trou ! Non pas pour dissimuler votre précieux coin mais pour préserver le délicat mycélium.

Partisan de la coupe, vous pouvez toutefois avoir raison. À condition de dire que vous coupez les champignons au ras du sol. La nature met tout le monde d’accord.

 

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Alexandre Marsat

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