Votre version d'internet explorer est obsolette, veuillez mettre votre navigateur à jour pour accéder à ce site.

Mettre à jour

#EtaleTaScience : Changement d'heure, pas vraiment économique ni écologique

Profitons-en, c'est peut-être la dernière fois que l'on râle après le changement d'heure. Et c'est une bonne nouvelle : non seulement on "perd" une heure de sommeil mais surtout l'opération n'est plus du tout économique et encore moins écologique. On s'éclaire moins mais on chauffe beaucoup plus le matin...
L'europe va finir par trancher pour mettre tous les pays à la même heure.

#EtaleTaScience : Heure d’hiver, pas vraiment économique ni écologique

On ne sait toujours pas pourquoi on continue à changer d’heure ! Bon pour ce week-end de mars, on va encore se plaindre. On « perd » bel et bien une heure de sommeil !

Heure d’été ou heure d’hiver, on subit tous un petit jetlag. Alors pourquoi diable changer encore d’heure ?
Cette fois-ci pas la peine de se tourner vers les autres pays européens, forcément toujours plus vertueux que la France… Même pas vers l’Allemagne. Depuis 1998, tous les pays européens passent à l’heure d’été puis à l’heure d’hiver à la même date.
Mais comme l'indique France Info, le parlement européen pourrait y mettre un terme : "le 8 février, les parlementaires ont voté à 384 voix contre 153 une résolution qui demande à la Commission européenne une évaluation du système qui pourrait aboutir à la suppression du changement d’heure".

Nuit en été à 19h30

En France, ce passage à l’heure d’hiver date de 1975. Suite au choc pétrolier, le président Valery Giscard d’Estaing a décidé de limiter la consommation d’énergie. Avec une heure de plus en hiver, nous n’avons pas besoin d’allumer la lumière au moment de travailler. Et en été, le soir, on peut profiter du soleil. Sinon, il ferait nuit le 1er aout à 19h30 (au lieu de 21h30).
Une économie réelle ? Si l’on en croit notre ministère de l’environnement : cela « a permis d’économiser en 440 GWh en éclairage, soit la consommation d’environ 800.000 ménages ». Une baisse de 0,3%.
Génial, continuons alors. Tant pis les petites fatigues saisonnières puisque l’on a « ainsi évité l’émission de 44.000 tonnes de CO2 » !
Si on lit avec attention le bilan du ministère, on parle d’éclairage et non d’énergie… Il manque le chauffage. Rien que ça.


Risques sanitaires en hausse

Or, une étude américaine menée dans l’Indiana montre que l’augmentation de la consommation de chauffage est de 1% le matin au moment du passage à l’heure d’été au mois de mars. Le chiffre est le même concernant la climatisation en été.
En France, une étude réalisée par l’Ademe en 2010 montre aussi une surconsommation le matin, notamment vers 6 heures (et moindre le soir).

Dénonçant les impacts sur l’humeur et la santé, seulement 1 français sur 5 est favorable à l’alternance heure d’hiver/ heure d’été.
Ils ont raison, si l’on en croit une étude scientifique publiée dans New england journal of medicine, qui met en exergue une hausse du risque de crise cardiaque dans les jours qui suivent les passages à l’heure d’été ou d’hiver.
Sans compter le rapport du Sénat de 1996 qui insiste sur les « conséquences pénalisantes sur les secteurs professionnels ». Et pire, le rapport pointe une augmentation de la pollution atmosphérique car la circulation automobile se réalise aux heures les plus chaudes de la journée.

Bon avec tout ça, quand est-ce que l’on change vraiment d’heure ?

 

Crédit photo : Rula Sibai