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Elles élèvent des vers de farine dans leur cuisine pour les manger !

Il faut croire que la « gastronomie » a elle aussi ses Catherine et Liliane. Deux amies qui ont décidé d’élever des vers de farine pour leurs vertus…nourricières.

Bon les vers de farine pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c’est un peu comme avoir des cafards dans sa cuisine. On fait tout depuis des décennies et des décennies pour s’en débarrasser.
Et bien Katharina Unger et Julia Kaisinger, elles, ont décidé de s’y faire et même de les élever dans leur cuisine pour les déguster. Peu ragoutant. Mais au dire des nouvelles spécialistes de la nutrition, ces vers contiennent autant de protéines que le bœuf.
Pour leur élevage, elles sont inventé une sorte de meuble à tiroirs où prennent place les petites bêbêtes.

Pour convaincre du bienfait de leur projet, elles ont même nommé leur invention « ruche de table ». Bien joué ! Miser sur l’insecte le plus respecté... mieux que « nids de cafards »
Bon au final dedans, ça grouille de petits vers qui se délectent de farine.
Laqué comme un meuble Ikea, la fausse ruche peut produire 500 grammes de vers par semaine. Pourquoi faire ? Eh bien pour les manger frits. Les deux inventeur-e-s ne manquent pas d’idée en vraies gastronomes : « Vous les passez au congélateur et vous pouvez les consommer comme n'importe quelle autre viande, cuits, frits, en burger ou dans une sauce pour les pâtes ».

Cela ne fait pas rêver les occidentaux que nous sommes et pourtant, elles ont déjà vendu 200 « ruches ». Pas mal quand on sait qu’elles se négocient tout de même à 450 euros pièce. Et elles ont même réussi à lever 150.000 euros pour leur projet.
Comme le rappelle l’AFP qui a déniché cette invention, la FAO avait pointé dans un rapport en 2013, « l'énorme potentiel alimentaire représenté par les insectes, non seulement pour les humains, mais aussi, potentiellement, pour le bétail. »

Et de citer une bloggeuse spécialisée en bonne bouffe : « la première étape, c'est d'oublier que l'on mange un insecte. Ensuite, on se rend compte que ce n'est pas si mauvais ». 
En attendant d’oublier, les inventeur-e-s expliquent que « les gens consomment un demi-kilo d'insectes par an sans le savoir, que ce soit sous forme de traces dans le chocolat, ou dans les jus de fruit ».