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Les écureuils de Bordeaux s'observent en pleine ville

Ce mercredi 28 mars 2018, les Bordelais pourront partir à la rencontre de l'écureuil. Le mammifère a investi la ville et profite ainsi de sa végétalisation. Rendez-vous au Parc RIvière pour assister au "Réveil de Monsieur écureuil" avec la LPO Aaquitaine et l’association Pétronille. 

Crédit photo : Mathieu Sannier / LPO Aquitaine

Avec le retour de températures plus clémentes et le rallongement de la durée du jour, monsieur écureuil montre à nouveau le bout de son charmant museau. Contrairement à la marmotte des Alpes, l’écureuil roux d’Europe n’hiberne pas, mais réduit drastiquement son activité en hiver. Celle-ci va donc à nouveau augmenter, pour le plus grand bonheur des usagers du parc Rivière, qui y croisent souvent ce gros rongeur arboricole, seul écureuil autochtone présent en France. Cinq à six écureuils, « peut-être deux à trois couples », estime Magali Contrasty, chargée de mission médiation et environnement à la LPO Aquitaine, semblent avoir adopté ce lieu.

 

Un écrin de nature au cœur de Bordeaux

Ce parc de quatre hectares, aménagé dans le jardin d’une ancienne demeure bourgeoise de la fin du 19e siècle, a effectivement tout pour leur plaire. « Il possède un patrimoine arboré préservé, avec de nombreux arbres centenaires ». Cyprès chauves, chênes verts, sureaux et troènes dispensent de l’ombre aux promeneurs et rendent de nombreux services aux écureuils qui y aménagent leurs nids à bonne hauteur et y trouvent des ressources alimentaires variées tout au long des saisons : fruits (glands, faines, noisettes…), mais aussi écorces et bourgeons. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Légende : Dès le printemps, l’écureuil roux s’emploie à reconstituer ses réserves. Selon les saisons, l’alimentation représente 60 à 80% de son activité. Photo DR Jean-Marc Boutrois / LPO Aquitaine

 

 

Des corridors verts dans la ville

Mais ce n’est pas tout… « En prenant un peu de hauteur, on constate l’existence d’un réseau de jardins situés à l’arrière des échoppes qui bordent le parc. Ce réseau assure un cheminement entre le parc Rivière et le reste de la ville », révèle Magali Contrasty. Ce « corridor à pas japonais » est notamment emprunté par les écureuils. « Je ne serai pas surprise que cette espèce circule entre les trois parcs de la rive gauche (le parc Rivière, le parc Bordelais et le Jardin public) ». Les écureuils roux fréquentent en effet un secteur appelé domaine vital où les individus cohabitent. Et les mâles ont besoin d’un domaine vital de 5 à 30 hectares, contre 2 à 20 hectares pour les femelles. « Il est donc important de préserver ce qu’il y a autour du parc et de continuer à verdir la ville ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Légende : Strictement forestier et arboricole, l’écureuil roux affectionne tout particulièrement les forêts de conifères. Il fréquente aussi jardins et parcs urbains.
Crédit photos : © LPO

 

Pour l’heure, monsieur écureuil a deux priorités : s’alimenter et rechercher des cavités susceptibles de convenir à madame. Car, le temps des amours est aussi de retour. D’ici le mois d’avril (puis entre mai et août), trois à quatre petits naîtront au creux d’un nid douillet aménagé par madame. Mais pour assister aux premières sorties de ces craquantes boules rousses accompagnés de leur mère, il faudra revenir…

 

Pratique RV au parc Rivière, mercredi 28 mars, à 14h30, à l’entrée de la maison du Jardinier. Sortie payante (5 euros, 3 euros tarif réduit). Réservation obligatoire au 06 95 26 15 92 ou par mail : magali.contrasty@lpo.fr

 

Alexandrine Civard-Racinais

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